Le Soudan du Sud a rapatrié, samedi 6 septembre, un citoyen mexicain expulsé des États-Unis en juillet dernier. Jesús Muñoz-Gutiérrez avait été envoyé à Juba avec sept autres personnes, dans le cadre du programme américain de renvoi de migrants vers des pays tiers.
Selon le ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, cette opération a été menée en collaboration avec l’ambassade du Mexique en Éthiopie, conformément aux accords bilatéraux et aux conventions internationales. Les autorités mexicaines ont donné des assurances selon lesquelles M. Muñoz-Gutiérrez ne serait pas victime de torture ni de traitements inhumains à son retour.
Le rapatrié a déclaré à la presse avoir eu le sentiment d’être « kidnappé », dénonçant l’injustice de son expulsion vers un pays auquel il n’avait aucun lien. Il a toutefois reconnu avoir été traité « avec dignité et respect » pendant son séjour à Juba.
Aux États-Unis, le département de la Sécurité intérieure rappelle que Muñoz-Gutiérrez a été condamné pour meurtre au deuxième degré et qu’il purgeait une peine de prison à perpétuité avant son expulsion.
Parmi les huit personnes envoyées au Soudan du Sud, un ressortissant sud-soudanais a été libéré, tandis que six autres étrangers demeurent en détention. Les discussions se poursuivent pour leur éventuel rapatriement, mais les conditions exactes de leur détention, notamment l’accès à une représentation légale, restent floues.
Selon Africanews, Cette affaire intervient dans un contexte où Washington intensifie les expulsions de migrants vers des pays africains comme l’Ouganda, l’Eswatini ou le Rwanda, une pratique dénoncée par des organisations de défense des droits humains qui y voient une violation des principes fondamentaux du droit international.
Genèse MOUKAHA

