Les pourparlers entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se poursuivent aux États-Unis dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 27 juin dernier. La rencontre, organisée à Washington, a réuni les délégations des deux pays ainsi que des représentants du Qatar, du Togo, des États-Unis et de l’Union africaine.
Les discussions s’inscrivent dans la deuxième session du comité mixte chargé de superviser l’application de l’accord. Malgré les lenteurs constatées dans l’exécution de certains engagements, les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de progresser. Washington a salué cette dynamique, y voyant un signe de détermination commune à dépasser les obstacles persistants.
Selon Africanews, au centre des échanges figuraient les violences qui continuent de secouer l’est de la RDC. Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre fin à ces blocages et de traduire les engagements pris en actions concrètes. Plusieurs décisions ont été entérinées.
D’abord, la fusion des secrétariats techniques de l’EAC, de la SADC et de l’Union africaine en un secrétariat conjoint indépendant, afin de renforcer le suivi du processus. Ensuite, les parties ont confirmé le retour progressif des réfugiés, conformément aux résolutions de la réunion tripartite du 8 août.
Par ailleurs, Kinshasa et Kigali se sont engagés à cesser immédiatement tout appui aux groupes armés non étatiques, sauf lorsque cela est nécessaire à l’application de l’accord. Un canal d’échanges techniques, militaires et de renseignement sera également mis en place pour préparer la prochaine réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, prévue à Doha.
Enfin, les participants ont rappelé que ces mesures constituent une étape cruciale vers l’activation du cadre d’intégration économique régionale, censé ouvrir des corridors commerciaux et favoriser la stabilité durable dans la région des Grands Lacs.
Genèse MOUKAHA

