Le port autonome d’Abidjan a enregistré en 2024 un trafic global de plus de 40 millions de tonnes de marchandises, contre 34,7 millions l’année précédente. Une progression de 15,6 % qui confirme la place stratégique de cette infrastructure dans l’économie ivoirienne.
L’annonce a été faite le vendredi 5 septembre par Hien Sié, directeur général du port, lors d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs des 75 ans de l’institution. Selon lui, cette performance traduit l’impact des investissements massifs consentis depuis une dizaine d’années pour moderniser et étendre les capacités portuaires.
Le trafic conteneur a connu une croissance spectaculaire, passant de 1,23 million d’EVP (équivalents vingt pieds) en 2023 à 1,64 million d’EVP en 2024, soit une hausse de 33 %.
Selon le journal le 360 Afrique, depuis 2012, près de 1 100 milliards de FCFA (environ 1,7 milliard d’euros) ont été investis dans des projets structurants, parmi lesquels l’élargissement du canal de Vridi, la construction d’un deuxième terminal à conteneurs, d’un terminal roulier et d’un terminal céréalier, ainsi que l’aménagement de nouveaux espaces industriels.
En quatorze ans, le trafic du port est passé de 22 millions de tonnes en 2010 à plus de 40 millions en 2024. Cette plateforme représente aujourd’hui plus de 75 % des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire, près de 79 % des recettes douanières et environ 42 % du tissu industriel national.
Créé en 1951, le port d’Abidjan est devenu à la fois un port de transit régional, un hub de transbordement, un port de pêche de référence et un pôle industriel majeur, renforçant ainsi son rôle de moteur de l’économie ivoirienne et de la sous-région.
Genèse MOUKAHA

