À Dakar, la décision du gouvernement sénégalais d’instaurer une taxe sur les transactions via mobile money suscite de vives réactions. Utilisé par plus de 95 % des adultes et représentant un volume de plus de 48 000 milliards de francs CFA en 2024, ce service est devenu incontournable dans la vie quotidienne.
L’État prévoit de mobiliser environ 220 milliards de francs CFA entre 2025 et 2028 grâce à cette mesure, inscrite dans le plan de redressement économique. Mais sur le terrain, de nombreux citoyens redoutent un impact direct sur leur pouvoir d’achat.
« Même les petits transferts quotidiens vont devenir lourds à supporter », s’inquiète Fatou Niang Mbaye, ménagère dakaroise. Du côté des commerçants, les craintes sont similaires. « Si la taxe est appliquée, nous serons obligés d’augmenter nos prix, et ce sont les clients qui paieront », estime Ibrahima Diène, quincaillier.
Les acteurs du secteur tirent également la sonnette d’alarme. L’Association sénégalaise des établissements de paiement et des émetteurs de monnaie électronique redoute une chute des transactions de 30 à 50 %, comme observé dans d’autres pays ayant appliqué une taxe similaire.
Le Journal le 360 Afrique souligne que certains petits commerçants, à l’image de Maniang Diop, vendeur de chaussures, comprennent l’intention du gouvernement de renforcer ses recettes. Mais ils avertissent que la mesure pourrait fragiliser les consommateurs les plus modestes, pour qui chaque franc compte.
Entre nécessité budgétaire et crainte d’un recul de l’inclusion financière, la taxe sur le mobile money s’annonce comme l’un des dossiers économiques les plus sensibles des prochains mois au Sénégal.
Casablanca, 18 septembre 2025 – Le Roi Mohammed VI a procédé, jeudi, à l’inauguration de plusieurs projets structurants au port de Casablanca, pour un investissement global de près de 5 milliards de dirhams. Objectif : moderniser les infrastructures portuaires et renforcer le rôle de la capitale économique dans les domaines de la pêche, de la logistique et du tourisme.
Parmi les réalisations, figure un nouveau port de pêche d’une capacité de plus de 260 barques et une centaine de bateaux côtiers. Doté d’équipements modernes, il devrait améliorer les conditions de travail des pêcheurs et mieux valoriser les produits de la mer.
Un chantier naval moderne a également été lancé. Évalué à 2,5 milliards de dirhams, il comprend une cale sèche de 240 mètres, une plate-forme élévatrice et des quais d’armement. Cette infrastructure permettra de développer une véritable industrie navale au Maroc.
Le souverain a aussi inauguré un terminal de croisières aux standards internationaux, capable d’accueillir jusqu’à 450 000 passagers par an. Avec un quai de 650 mètres et une gare maritime moderne, ce terminal ambitionne de faire de Casablanca une escale attractive pour les grands navires de croisière.
Enfin, un complexe administratif rassemblant les différents services portuaires a été inauguré, afin de simplifier les procédures et améliorer l’efficacité des opérations.
D’après les informations du journalApanews, ce projets s’inscrivent dans la stratégie portuaire nationale et traduisent la volonté royale de positionner Casablanca comme un hub économique et touristique de premier plan.
Genèse MOUKAHA

