Un nouveau cycle de pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 devrait bientôt s’ouvrir à Doha, sous l’égide du Qatar. Les médiateurs ont transmis aux deux parties un projet d’accord de paix, après l’expiration de l’échéance initialement fixée au 18 août pour parvenir à un compromis.
Le 19 juillet dernier, Kinshasa et le M23 avaient signé une déclaration de principes engageant les deux camps à travailler à un accord global dans un délai d’un mois. Mais les divergences persistantes et la complexité du dossier ont retardé la conclusion de ce texte.
Selon le facilitateur qatari, si les discussions restent difficiles, les deux camps ont néanmoins réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue. L’objectif est d’aboutir rapidement à un cessez-le-feu durable et à un processus de réintégration des zones occupées.
Sur le terrain, la situation demeure tendue. Depuis fin 2021, le M23, soutenu par le Rwanda, a pris le contrôle de vastes territoires dans l’est de la République démocratique du Congo. Le mouvement rebelle tient notamment des villes stratégiques comme Goma et Bukavu, où il a installé des administrations parallèles, accentuant la fragilité de l’autorité de l’État.
Selon le journal Afrique News, la communauté internationale, notamment les États-Unis, l’Union africaine et le Qatar, encourage la poursuite des négociations. Reste à savoir si ce nouveau cycle de discussions pourra réellement ouvrir la voie à une paix durable dans l’est congolais, ravagé depuis des décennies par des conflits armés.
Genèse MOUKAHA

