e jeudi 18 juillet 2025, la France a officiellement mis fin à sa présence militaire permanente au Sénégal. Le départ des derniers soldats marque une étape importante dans le désengagement progressif de Paris en Afrique de l’Ouest.
Environ 350 militaires français ont quitté Dakar, mettant un terme à la mission des Éléments français au Sénégal (EFS), en place depuis l’indépendance du pays en 1960. À travers une cérémonie symbolique, la base aérienne et le camp militaire de Ouakam ont été remis aux autorités sénégalaises. Ce transfert s’inscrit dans la volonté des nouvelles autorités sénégalaises, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, de réaffirmer la souveraineté nationale en révisant les accords de coopération militaire avec la France.
Selon Africa news, la fin de la présence française au Sénégal n’est pas un cas isolé. Elle fait écho à une dynamique plus large observée dans la région : la France a été contrainte de quitter successivement le Mali, le Burkina Faso, le Niger, et plus récemment la Côte d’Ivoire et le Tchad. Le vent du changement souffle sur l’Afrique francophone, où de nombreux pays réclament la fin des bases militaires étrangères sur leur sol.
Toutefois, la coopération entre Paris et Dakar ne s’arrête pas complètement. Des échanges ponctuels et des missions de formation pourraient encore être organisés à l’avenir, mais uniquement sur demande des autorités sénégalaises, et sans installation permanente de troupes.
Ce retrait signe la fin d’une ère. Il incarne à la fois la montée des aspirations souverainistes sur le continent et le repositionnement stratégique de la France, désormais contrainte de repenser sa relation avec l’Afrique sur de nouvelles bases.
Genèse MOUKAHA

