Le Sénégal et la Mauritanie ont décidé de ‘’lever les goulots d’étranglement’’ à l’origine du retard de la construction du pont de Rosso, sur la frontière des deux pays, apprend-on mercredi 24 avril du gouvernement sénégalais.
Le communiqué du Conseil des ministres du Sénégal de ce jeudi 24 avril évoque ‘’le retard noté dans les travaux d’exécution du pont de Rosso’’.
Lors de la visite en Mauritanie du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, la semaine dernière, ‘’chaque partie a été invitée à lever les goulots d’étranglement’’ à l’origine de ce retard, rapporte le ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré.
Les travaux de construction du pont de Rosso qui reliera le Sénégal et la Mauritanie ont été lancés le mardi 30 novembre 2021, par Macky Sall et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les chefs d’Etat des deux pays voisins.
Le pont enjambera le fleuve Sénégal sur 1,5 kilomètre, assurera une circulation fluide entre le sud de la Mauritanie et le nord du Sénégal, permettant ainsi de réduire les temps de trajet et de baisser les coûts de transport. Il fera également progresser les échanges commerciaux le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, renforçant ainsi l’intégration entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.
Long de 1.461 mètres, avec une largeur de 55 mètres, le pont de Rosso va coûter 54 milliards de F CFA. La Banque africaine de développement contribue à son financement.
Le projet est confié à l’entreprise chinoise Poly Changda, filiale de China Poly Group, attributaire du marché des travaux après un appel d’offres international. Poly Changda a ainsi battu toute une foule de concurrents dont les géants chinois China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), Hunan Road And Bridge Construction, China Railway Seventth Group, Stecol Corporation, l’Egyptien Arab Contractor, le portugais Teixeira Duarte, et le sénégalais Rizzani De Eccher/Ecotra/Spic.
M. Sarré relève aussi, dans le communiqué du Conseil des ministres, ‘’le retard de vingt-huit mois des travaux du [champ de gaz offshore] GTA’’, exploité par la société britannique BP et situé à cheval sur la Mauritanie et le Sénégal.
Les dirigeants des deux pays ont discuté de ‘’la nécessité de constituer un seul bloc uni face à l’opérateur BP, pour ne pas décevoir les attentes des populations’’, ajoute le communiqué du Conseil des ministres.

