Des nuages planent toujours sur la poursuite du processus électoral relancé dimanche dernier par le démarrage de la campagne électorale pour douze jours. En effet, la haute cour va statuer ce vendredi 15 mars en audience publique spéciale sur le recours introduit par le PDS de Karim Wade candidat recalé et ses alliés.
Pour rappel, les requérants avaient saisi la Cour suprême de deux référés, dont un bref délai. Ce qui contraint la haute juridiction de trancher dans des délais très courts. Si la Cour suit le PDS et ses alliés, le processus électoral sera suspendu.
Si tout se passe comme prévu les Sénégalais iront aux urnes le dimanche 24 mars prochain pour élire un nouveau président en attendant cette perspective parait lointaine….
Dix-neuf candidats se disputent la succession de Macky Sall sortant dont son candidat désigné Amadou Ba qui peine a mobiliser l’appareil électoral de l’Alliance pour la république mais aussi de la coalition Benno Bokk Yakaar, il y’a aussi Bassirou Diomaye Faye, candidat désigné par Ousmane Sonko tous les deux en détention, Idrissa Seck qui est à sa troisième participation (2012-2019-2024), l’ancien maire de Dakar, le socialiste banni Khalifa Ababacar Sall, Boun Abdalah Dionne ancien Premier ministre de Macky Sall, Anta Babacar Ngom, fille du magnat de l’aviculture au Sénégal Babacar Ngom.
Dans une décision rendue publique ce mercredi 6 mars, après saisine du chef de l’Etat pour avis sur les conclusions du dialogue national, le Conseil constitutionnel a en même temps considéré que l’article 36, alinéa 2, de la Constitution n’est pas applicable au cas où l’élection n’a pas lieu avant la fin du mandat.
Autrement dit, le président Macky Sall, ne peut pas rester en fonction au-delà du 2 avril.
Le Conseil constitutionnel a également maintenu la liste des 19 candidats déjà retenus pour participer à l’élection présidentielle.

