De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Devant la scène internationale, le Sénégal a pris des engagements de diminuer de 23% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Des engagement qu’il compte réaliser via la transition énergétique. D’ailleurs lors de la tenue de la Cop 21 de Paris, le gouvernement s’était fixé l’objectif d’atteindre 40% de sa production d’énergie à travers les énergies renouvelables.
La transition énergétique est une nécessité pour toute la planète. Elle repose sur l’utilisation des énergies renouvelables et du gaz naturel en lieu et place des énergies fossiles comme le fuel et le pétrole très polluants. Pour Pape Bara Badiane, chargé de programme à l’antenne régionale de la coalition “Publiez ce que vous payez”, il est temps de changer de fusil d’épaule en allant vers la transition énergétique. “ Aujourd’hui le monde est entrain de changer de paradigme de développement avec les changements climatiques, la détérioration de la couche d’ozone et ses conséquence sur l’environnement immédiat. On note dé plus en plus d’inondations, de l’avancée de la mer comme à Saint-Louis. D’ailleurs des prévisions annoncent qu’ une bande de 5 000 km2 de côte vont disparaître dans les prochaines années. Donc nécessairement, il faut changer de fusil d’épaule pour amoindrir le réchauffement climatique” a indiqué Pape Bara Badiane.
Avant de poursuivre que le Sénégal doit booster davantage les financements verts dont il bénéficie pour plus de durabilité dans sa production électrique par le mix énergétique. “ Depuis quelques années, l’Etat s’y est mis avec l’installation de centrales d’énergies renouvelables. Il y a la centrale photovoltaïque de Bokhol dans le département de Dagana, la centrale éolienne de Taïba Ndiaye dans la région de Thies, entre autres. Ce qui permet d’ aller objectivement vers les 40% du mix énergétique visé. Le mix énergétique permettra dans la production de l’électricité d’utiliser le gaz produit à Saint-Louis avec le projet Gta. Mais cela ne veut pas dire que le gaz n’est polluant mais il l’est moins par rapport au pétrole et au fuel ” signalé M. Badiane.
Mais, pour une transition énergétique inclusive, conformément aux objectifs de développement durable 5 et 7, il faut impliquer les femmes et les jeunes. Pour le coordonnateur du projet social bond, ces deux couches sont plus vulnérables face au changement climatique, aux mutations en cours et à la transition énergétique. De ce fait, elles seront potentiellement victimes de la transition énergétique, si celle-ci n’est pas juste, équitable et inclusive. “En rapport avec Cajust membre de la coalition publiez ce que vous payez et qui se bat pour la justice climatique, nous avons initié des formations de jeunes filles et garçons sur la transition énergétique et l’implication des jeunes. Plus de 50% de la population du Sénégal a moins de 20 ans. Donc ce sont ces jeunes qui doivent dés à présent penser à leur futur via la transition énergétique” a souligné Pape Bara Badiane.
Il faut signaler plus d’une centaines de jeunes des deux sexes sont formés par le projet Social Bond afin d’être des relais auprès de leurs pairs sur la politique de transition énergétique.

