La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Aïssata Tall est revenue mardi sur l’actualité judiciaire marquée par les libérations massives de détenus dits « politiques » presque tous arrêtés en lien avec le Parti Pastef dissous mais sur les procédures en cours et la suite à donner à ce vent de décrispation souhaité par Macky Sall.
Interrogée sur le cas du candidat de Pastef, Bassirou Diomaye Faye, elle précise que le fait d’être candidat à l’élection présidentielle n’était pas une condition pour obtenir une liberté provisoire.
”Il faut le rappeler et que cela soit clair pour tout le monde. Le fait d’être candidat à l’élection présidentielle n’est pas une condition pour obtenir la liberté provisoire au Sénégal”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse sur l’actualité judiciaire.
Interrogée sur la situation de Bassirou Diomaye Faye, candidat à l’élection présidentielle, placé sous mandat de dépôt depuis le 18 avril 2023 pour ”actes de natures à compromettre la paix publique, outrage à magistrat et diffamation à l’encontre d’un corps constitué”, la ministre explique que ”le Sénégal est un Etat de droit où la loi s’applique à tous de la même manière, sans distinction”.
Selon la Garde des Sceaux, ”c’est au juge d’instruction de décider, sur la base d’appréciation d’éléments objectifs de son dossier, s’il doit ou non, être libéré”.
Bassirou Diomaye Faye est candidat à l’élection présidentielle sous la bannière ”Diomaye président”. Ses partisans et de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer sa libération afin de lui permettre de battre campagne.
La ministre de la Justice a par ailleurs souligné, concernant le retour d’exil d’un des cadres de l’ex Pastef, Ngagne Demba Touré, que tous les mandats d’arrêts émis jusqu’ici, s’exécuteront également, conformément à la loi.
Faisant le point sur les libérations de détenus, Me Sall a fait le point : Quelque 344 personnes détenues à Dakar en raison d’actions en lien avec des activités politiques ont bénéficié, ces derniers jours, d’une mesure de liberté provisoire, a annoncé, mardi, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Lors d’une conférence de presse sur l’actualité judiciaire, Me Aïssata Tall a indiqué que 272 détenus devraient également bénéficier de cette mesure dans les prochains jours. Selon elle, ‘’la même chose est en train d’être faite’’ dans les régions.
Me Aïssata Tall a précisé qu’il s’agit de libération au cas par cas.

