De Abdoulaye Faye, correspondant de Téranganews à Diourbel.
Dans le cadre du projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES), la Sénélec, en partenariat avec la banque mondiale, va électrifier, d’ici 2025, 105 localités dans les départements de Bambey et de Mbacké, a appris Téranganews ce jeudi lors d’une réunion du comité régional de développement (CRD) relative au projet PADAES.
« Le projet PADAES est un projet qui vient pour l’extension et la densification du réseau électrique au niveau de la région de Diourbel qui concerne les deux départements de Mbacké et de Bambey. C’est un projet qui va couvrir 105 localités dont 18 pour le département de Bambey et 87 pour le département de Mbacké », a affirmé l’adjoint gouverneur chargé des affaires administratives Omar Ndiaye qui présidait la rencontre.
En présence des chefs de services techniques régionaux concernés et une délégation du projet PADAES diriger par le conseiller technique Ousmane Diallo, superviseur du projet banque mondiale et Union européenne au niveau de la Sénélec, selon l’adjoint gouverneur ce projet est venu pour densifier le réseau existant et aussi faire des extensions au niveau des 105 localités des départements de Bambey et de Mbacké afin de répondre les sollicitations les besoins des populations de ces localités en électricité.
Financé par la banque mondiale à hauteur de 150 millions de dollars (environ 93 milliards de FCFA), ce projet va couvrir 1010 localités à l’horizon 2025. « C’est un projet d’extension et de densification pour améliorer les niveaux de tension, la qualité de service, mais aussi l’accès à des ménages qui n’ont pas eu encore l’accès à l’électricité », a déclaré le conseiller technique Ousmane Diallo en soutenant qu’au nombre total, 200 milles ménages dont 40 milles ménages vulnérables, des postes de santé, des structures scolaires et des usines de productions auront accès à l’électricité avec le projet PADAES.
L’État du Sénégal vise à l’accès universel à l’électricité pour l’horizon 2025. « Aujourd’hui, y a des matrices qui sont au plus haut niveau qui définissent les choix des localités. C’est ceci qui nous a amené aujourd’hui pour le projet de PADAES qui parmi les projets les plus gigantesques d’extension et de densification que la Sénélec a eu réalisée dans son réseau », a affirmé Ousmane Diallo. Ainsi, l’adjoint gouverneur a pu formuler une requête auprès du conseil technique pour que les autorités locales puissent avoir la matrice de l’ensemble des projets et programmes qui œuvre dans le domaine de l’électricité au niveau de la région de Diourbel qui va permettre aux autorités d’avoir un tableau de bord et qui permettra aux autorités locales (maires) de pouvoir faire le plaidoyer pour avoir le maximum possible de village électrifié au niveau de leur commune.
Lors des interventions durant la rencontre, la question lié aux poteaux en bois qui tombe durant surtout l’hivernage a été évoqué par les acteurs. Selon le conseiller technique, « la Sénélec ne cesse de renforcer le réseau BT qui est du 4×16 et qui un réseau cas même vétuste qui était là et ceci nous a amené aujourd’hui a remplacé tous les supports bétons haute tension de tout le pays parce qu’il y avait des poteaux bois la dessus. Maintenant, on a entamé depuis quelques années aussi de support bois au niveau du secteur BT mais avec le quantité de nombre de support BT qui sont au niveau national, c’est pour cette raison qu’on n’est pas encore arrivé à mailler tout le département de Bambey et tout le département de Mbacké et même tout le pays en fait. Mais actuellement l’exploitation est en train de faire son boulot et en train de travailler hivernage comme en période hors hivernage afin de gérer les requêtes liées au support bois tombé au niveau du réseau BT ».
Madame Gueye Khadidiatou Bodian, expert du suivi de la communication sociale au niveau du projet banque mondiale – UE au niveau de la Sénélec
« Vous savez le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES), c’est un projet financé par la banque mondiale comme on l’a dit et la banque mondiale accorde beaucoup d’importance tout ce qui est prise en compte des aspects environnementaux et sociaux avant le démarrage des travaux. C’est d’ailleurs dans le respect de tout ce qui est sauvegarde environnemental et social que le projet a eu à élaborer beaucoup de document dans le cadre de gestion environnemental et social qui est document de cadrage qui revient un peu sur les enjeux environnementaux de nos interventions sur le projet. Y a aussi un autre document de cadrage qui est le cadre politique de l’installation qui de son côté revêt un peu tout ce qui est enjeux lié à l’installation des populations qui seront éventuellement impactées par le projet. En dehors de ces deux documents de cadrage, le plan de mobilisation des parties prenantes qui est un document qui nous définit toutes les parties prenantes qui vont intervenir dans le cadre de ce projet. Et ce présent comité régional de développement qu’on vient juste de clôturer c’est une étape de la mise en œuvre de ce plan de mobilisation des parties prenantes. Et y a aussi le plan de gestion de la main d’œuvre local qui sera beaucoup plus pertinent lors des travaux parce que ce plan prend en charge tout ce qui est salarié, le personnel lors des chantiers et ce plan intègre le mécanisme de gestion des plaintes qui est une exigence forte de la banque mondiale pour la prise en charge de tout ce qui est plainte et réclamation issu de ce projet. En dehors de ces deux documents de cadrage qui sont des documents qui nous orientent, y a aussi des documents qu’on appelle communément instrument spécifique, c’est soit l’élaboration d’étude impacte environnementale et les plans d’action d’installation et la mise en œuvre du plan d’installation se fera à travers le paiement des impasses, la libération des entreprises. C’est à ce moment-là que les travaux vont démarrer ».

