De Youssouf DIMMA Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Les ravages de l’érosion côtière sur la plage de Diembering, dans la commune éponyme, à 82 kilomètres au sud – ouest de Ziguinchor, dans le département d’Oussouye, deviennent inquiétants. Au point que, pendant une semaine, le conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor y a érigé un camp de reboisement avec le soutien de l’État à travers le service régional des eaux et forêts.
Ce sont en effet des dizaines de mètres carrés de terre, jadis protégée par des filaos, qui sont submergés par l’Océan Atlantique depuis maintenant près de 10 ans. Ce phénomène naturel, au moins inquiétant, a amené les jeunes du Conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor à organiser des camps de reboisement dans ce village situé dans l’arrondissement de Cabrousse.

Celui de cette année, ayant duré une semaine, soit du 29 au 27 août 2023, est le quatrième du genre. Et malgré le fait que depuis quatre ans maintenant des jeunes se donnent corps et âme pour stopper l’avancée de la mer vers les rizières et les prochaines habitations de Diembéring, voire faire reculer ce fléau, le décor reste insoutenable sur cette plage.
En effet, des troncs d’arbres morts et asséchés, visibles à perte de vue, constituent ce décor. Or, ce sont pourtant ces filaos plantés il y a plusieurs dizaines d’années et qui étaient censés protéger les populations de Diembering de l’avancée de la mer.

Selon Mamadou Talibé Diallo, président du conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor, » même si nous savons que les filaos ne stoppent pas systématiquement l’avancée de la mer, car les plants des éditions précédentes sont quasiment tombés du fait de cette avancée, ces filaos permettent au moins de ralentir le fléau ».

M. Alassane Hann, le sous-préfet de l’arrondissement de Cabrousse a magnifié » le choix porté sur la localité de Diembéring pour mener cette activité éco-citoyenne. En effet, nous assistons chaque à l’avancée de la mer. Après évaluation des éditions précédentes,.nous avons constaté que le taux de survie des arbres plantés est relativement important. Il reste que le suivi des arbres plantés doit se faire et nous le faisons en organisant souvent des visites de terrain en compagnie du service des eaux et forêts ».


