De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Un atelier de restitution du processus de ciblage communautaire pour l’enrôlement d’adolescentes, issues du Registre National Unique (RNU) soit des couches vulnérables de la société, a lieu vendredi 18 août 2023 à la direction régionale de la santé (ex-région médicale) de Ziguinchor. Inscrit dans le cadre du projet étatique « Investir dans la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent » (ISMEA), cet atelier a permis de savoir qu’en ce qui concerne les données validées de la phase d’extension dudit ciblage, pas moins 7875 adolescentes ont été enrôlées dans la région de Ziguinchor.
En effet, selon les données disponibles, dans les deux départements – cible que sont ceux de Ziguinchor et Oussouye, ce sont respectivement 6883 et 992 adolescentes qui ont fait l’objet du ciblage ; le département de Bignona n’étant pas concerné par cette phase d’extension du projet ISMEA. Lequel, financé à hauteur de 130 millions de Dollars répartis d’une part en un prêt de la Banque Mondiale pour un montant de 120 millions de Dollars, et d’autre part, un don du Global Financial Facility (GFF) pour une somme de 10 millions de Dollars, devrait durer 5 ans soit du 21 février 2020 au 31 décembre 2024.
Au total, douze départements de six régions administratives sont concernés. Il s’agit de Birkilane et Malem Hodar dans la région de Kaffrine, Salémata et Saraya dans celle de Kédougou, Médina Yoro Foula et Vélingara dans la région de Kolda, Bounkiling et Goudomp dans celle de Sédhiou, Bakel et Goudiry dans la région dans la région de Tambacounda et, enfin, Ziguinchor et Oussouye dans celle de Ziguinchor.
A l’état actuel du processus, selon le document projeté en présence d’un parterre d’autorités dont celles étatiques aux côtés des partenaires stratégiques et sociaux, sous la présidence du gouverneur de région, ce sont 48492 adolescentes qui ont fait l’objet du ciblage au niveau national soit dans l’ensemble des différentes zones d’intervention du projet ISMEA. Les régions de Kolda et Sédhiou sont en tête avec respectivement 12887 et 11039 adolescentes concernées, suivies de celles de Kaffrine et Ziguinchor comptant 8866 et 7875 adolescentes. Les régions de Kédougou et Tambacounda compteront, elles, 4177 et 3648 filles enrôlées.
Selon le même document, « une adolescente, pour être enrôlée dans le processus d’accompagnement pour une amélioration de sa santé, doit être issue d’un ménage effectivement enrôlé sur les listes du RNU, être âgée entre 10 et 17 ans révolus, fréquenter une structure d’enseignement général ou de formation technique ou professionnelle ou être disposée à suivre une formation dans l’une de ces filières, ne pas être mariée ou engagée dans un processus « irréversible » de mariage, n’être ni jeune mère, ni en état de grossesse. »
Et, « pour qu’elle soit maintenue dans le processus, l’adolescente doit résider dans la zone d’intervention du projet pendant toute la durée du processus d’accompagnement, ne pas s’engager dans un projet de mariage, même coutumier, ne pas tomber enceinte, ne pas abandonner la formation (d’enseignement général ou de formation technique ou professionnelle) de son choix, suivre régulièrement les formations dispensées dans les espaces sûrs (et) participer aux débats communautaires ».

