Une conférence de lancement s’est tenue à Dakar durant ce weekend, en prélude à la Semaine nationale de l’état civil (Senec) qui aura lieu du 8 au 17 août 2023, sur toute l’étendue du territoire national. À l’initiative du ministère des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des territoires, la rencontre a permis de rappeler que 8 millions d’actes sont déjà numérisés au Sénégal.
Pape Sambaré Ndiaye, le Directeur de cabinet du Ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires est revenu sur la motivation de cette rencontre au cours de laquelle une revue des différentes interventions a été faite. De même, les avancées notées dans la modernisation de l’état civil ont été partagées avec les acteurs et partenaires, Les nouveaux défis aussi ont été identifiés.
Ledit directeur Ndiaye a fait un bilan à mi-parcours du processus de digitalisation, entamé dans ce secteur. Selon lui, « à ce jour, 8 millions d’actes sont déjà numérisés par les équipes de l’Agence nationale de l’état civil (Anec) qui poursuivent les opérations à travers le territoire national ».
Pour cette année, a noté M. Ndiaye, « la digitalisation des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil : l’opportunité d’accroître la couverture nationale et d’améliorer la qualité et l’actualité des données » est le thème choisi par l’Union africaine pour la Journée africaine de l’état civil.
Une application en vue
L’enregistrement à l’état civil est également une condition essentielle à la promotion de l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes. Il permet un accès plus large à l’éducation, particulièrement dans les zones rurales, à des emplois formels, à la citoyenneté active (de pouvoir exercer son droit de vote, accès à des fonctions électives, etc.).
Pape Sambaré Ndiaye est revenu sur le Programme « Nekkal », piloté par l’Anec, avec un vaste chantier de modernisation engagé. Il s’agit, notamment, selon lui, de la construction de nouveaux centres d’état civil et modernes entièrement équipés qui seront bientôt réceptionnés, de la restauration de registres détériorés, de la formation des acteurs dont plus de 3000 agents, archivistes et officiers d’état civil entre mai et juillet 2023, entre autres. Une application de gestion des faits d’état civil est en train d’être expérimentée dans les communes de Touba, Saint-Louis, Malicounda, Grand Yoff, Pikine ouest, Yeumbeul Nord…
En plus de l’application, l’Anec a lancé, il y a quelques jours, le processus de mise en place d’une plateforme des usagers. Elle permettra aux citoyens de pouvoir demander un acte d’état civil, sans avoir à se déplacer.

