Comme à son habitude la maire de la capitale a d’un ton ferme répondu à ses détracteurs qui l’accusent de « trahison » surtout avec le cas Abass Fall du parti Pastef dissous qui a perdu son poste de 1er adjoint au maire de Dakar. Il a été remplacé par une membre de Taxawou Dakar au sein du Conseil municipal. Barthélémy Dias a aussi soldé ses comptes avec les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi qui a décidé de rompre avec son leader Taxawou Askan Wi de Khalifa Ababacar Sall.
Accusé d’avoir évincé Abass Fall de son fauteuil de premier adjoint au maire de la ville de Dakar, Barthélémy Dias a fait face à la presse ce jeudi, pour donner sa part de vérité. Et d’emblée le maire de la ville de Dakar a précisé qu’il n’a évincé personne. Il s’agit d’une bouderie et la ville de Dakar n’est pas un jardin d’enfants. Il a expliqué que c’est une décision de justice qui impose le respect de la parité. Malheureusement, déplore-t-il, «ceux (les membres du Pastef) qui ont été approchés pour faire partie du bureau, ont décliné l’offre».
Mais pour Barthélémy Diasce sont les membres de Pastef proposés au bureau qui ont décliné les propositions. Il informe qu’il s’agit de deux postes qui ont redistribué à Benno Bokk Yaakaar et Wallu Sénégal. Dans cette liste qui a été initialement faite, des membres de Pastef ont été inclus selon le maire de la ville, en, brandissant le document face aux journalistes. Il a estimé qu’il y a eu une volonté de manipulation à la suite de cette élection a désormais un bureau municipal sans membre de Pastef car, d’après Abass Fall, Mami Awou Niang, qui représentait le parti d’Ousmane Sonko, est exclue.
«J’ai souhaité qu’il puisse occuper ce poste», insiste-t-il. Malheureusement, cette décision a été attaquée en justice et une décision de justice rendue par la Cour d’appel ordonne la reprise de l’élection du bureau municipal pour non-respect de la parité : «Cette décision nous a été notifiée et en tant que maire, j’ai le contrôle de légalité qui s’impose à moi. Quand je reçois une décision de justice que je refuse d’exécuter le préfet de Dakar, de par le code général des collectivités territoriales a le droit de faire imposer la loi».
Aussi, la reprise de cette composition, précise-t-il, «se fait par un vote et non par une nomination. Je n’ai aucun pouvoir de sortir un conseil municipal ou de mettre un conseil municipal sur la touche ou de combattre un conseil municipal. Nous faisons de la politique et en politique nous cherchons dans un premier temps à avoir le consensus. Bref, le premier adjoint ne pouvait pas être un homme. Et en reprenant la composition du conseil municipal, le 1er adjoint est de Taxawou, c’est une femme, suivie d’un homme membre du Fsdbj. Ensuite il y a Mamie Ahou Diégué, membre de Pastef».
«Il faut savoir raison garder car contrairement aux autres, nous on parle français. Il y a une différence entre éviction et bouderie. On parle d’éviction lors que la personne est éjectée, évincée du bureau du conseil municipal. La bouderie c’est celui qui boude. Le bureau municipal n’est pas un jardin d’enfants et le conseil municipal n’est pas une garderie. Nous sommes là pour servir le peuple de Dakar. Nous avons pris l’option de servir le peuple de Dakar dans l’unité la solidarité mais aussi dans la responsabilité», ajoute-t-il.
Concernant l’exclusion de Taxaawu Sénégal de la coalition Yewwi Aksan wi par la conférence des leaders, Barthélemy Dias considère que dans cette histoire, « les autres et les etcétéras » attisent les braises pour « diaboliser Khalifa Ababacar Sall et gagner des voix en plus » étant donné que Ousmane Sonko n’est plus de la course.
Par ailleurs, il a répondu à ceux qui qualifient de traîtres les membres de Taxawu Sénégal. « Quand on parle de traître, il faut aller les chercher du côté de ceux qui ont boudé le vote réhabilitant Khalifa Ababacar Sall à l’Assemblée nationale alors qu’ils s’étaient engagés pour que ce dernier retrouve ses droits » a déclaré Diaz-fils. Pour ce dernier, ces « gens » (Pastef) « viennent de découvrir l’injustice du monde politique ».

