Le chiffre est vertigineux, le budget de l’année 2024 devrait atteindre 7 000 milliards FCFA avec une croissance économique projetée à 12,4%.
Le ministre des Finances et du Budget a exposé devant les députés les grandes lignes du budget 2024. Selon Mamadou Moustapha Ba, la croissance de l’économie est attendue en progression de 7,8% en moyenne sur la période 2024-2026.
Concernant les prix, il a souligné que l’inflation devrait être mieux contenue, et s’établirait en moyenne à 2,8% entre 2024 et 2026, soit en dessous du seuil de 3% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale de l’Uemoa. Ainsi, a-t-il dit, sur la période triennale, les prévisions de ressources évaluées à 17 290,50 milliards FCFA, sont revues à la hausse de 29,03% en valeur relative par rapport au précédent document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep).
Concernant les charges, Mamadou Moustapha Ba précise qu’elles se situent à 19 645,98 milliards FCFA, soit une hausse de 19,76% en valeur relative. «Plus spécifiquement, à la faveur de la conjonction de tous ces facteurs favorables, le budget 2024 devrait atteindre un chiffre record de plus de 7 000 milliards FCFA avec : – une croissance économique projetée à 12,4% ; – une bonne progression des recettes fiscales, en hausse de 23% ; – une augmentation de 113 milliards FCFA des dépenses de personnel ; – un déficit budgétaire contenu à 3,9% du Pib.
Comparé à la Lfi 2023, le projet de Lfi 2024 devrait connaître une hausse de plus de 585 milliards FCFA en valeur absolue et 9,1% en valeur relative », a révélé le patron des Finances. Il a relevé un quasi triplement en 12 ans du budget initial 2012, qui était d’un montant de 2 344,8 milliards FCFA.
Il a expliqué que cette performance a été rendue possible notamment par la mobilisation satisfaisante des recettes internes qui sera amplifiée par la mise en œuvre de la Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt) fondée sur la 6 modernisation des administrations fiscales, grâce à une digitalisation accrue, à l’amélioration du recouvrement, à une meilleure maîtrise du portefeuille de contribuables et à une formalisation progressive des activités, entre autres. Il ajoute également la rationalisation régulière des dépenses courantes, à travers la réduction du train de vie de l’État et l’amplification des dépenses d’investissements.

