De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Les populations de la Langue de Barbarie sont dans tous leurs états. Elles dénoncent avec la dernière énergie les exactions subies par leurs parents à Kayar et invitent les autorités à prendre leurs responsabilités avant que l’irréparable ne se produise. D’ailleurs des jeunes pêcheurs victimes revenus de Kayar ont fait face à la presse pour exiger des indemnisations.
Après les récents affrontements à Kayar ayant occasionné de nombreux victimes et d’importants dégâts matériels, la communauté des pêcheurs de Guet Ndar a tenu un point de presse. Les jeunes pêcheurs ont fustigé et condamné avec la dernière énergie l’attaque perpétrée contre leurs parents basés à Kayar. Très remontés contre les autorités locales et centrales face à la lenteur de leurs interventions, des pêcheurs guet ndariens avaient même embarqué dans des pirogues pour aller à Kayar et défendre leurs compatriotes avant d’être intercepté par la marine nationale. « Nous avons obtempéré sur conseil de nos parents. C’est pourquoi nous avons rebroussé chemin et nous espérons que l’Etat du Sénégal va prendre ses responsabilités pour mettre fin à ce conflit avant que l’irréparable ne se produise » a râlé Malick Faye.

Pour le porte-parole du jour des victimes, cette violence inouïe sur de vaillants travailleurs ne doit pas rester impunie parce que tous leur matériel est détruit. » Dans les affrontements, les pêcheurs guet-ndariens ont perdu plus de 200 pirogues, des filets, de l’argent, du bétail et nos maisons sont incendiées. La majeure partie des jeunes pêcheurs sont revenus au bercail avec des mains vides. Ils nous ont pillé tous nos biens. C’est dans ce contexte que nous cherchons depuis 3 jours à rencontrer le gouverneur de Saint-Louis pour lui expliquer ce que nous avons vécu à Cayor où tous nos biens ont été détruits » a-t-il ajouté.
Pour les pêcheurs Pathé Gueye et Mame Bouya Teuw, les victimes guet-ndarienne ont tout perdu dans cette bataille rangée.
» Les pêcheurs de Saint-Louis interpellent l’Etat et exigent que les victimes soient indemnisées parce que nous n’avons plus rien pour travailler et vivre décemment » a martelé Mame Bouya Teuw.

