La détention du journaliste Pape Ndiaye est une tâche noire pour la liberté d’expression alors qu’on s’apprête à célébrer la journée mondiale de la liberté de la presse. Au Sénégal, les professionnels des médias demeurent vivement préoccupés.
La coordination des associations de presse estime que les faits pour lesquels le journaliste du groupe Walfadjri est en prison méritaient tout au plus un démenti, un communiqué du parquet ou même une saisine du Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) qui n’aurait aucun mal à sanctionner sévèrement le confrère si véritablement il est fautif.
Dans un contexte socio-politique agité, la Cap dit vouloir privilégier la voie du dialogue et des négociations en initiant des rencontres avec des autorités politiques et judiciaires. En dépit des vains efforts jusque-là entrepris, la CAP réaffirme sa détermination pour une liberté de presse mais aussi pour l’exercice responsable et professionnel du métier de journalisme sous tous ces aspects et invite l’Etat à presser le pas, pour tenir les assises car les médias sont incontournables dans une société démocratique.
Pour rappel, le chroniqueur judiciaire a été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour: Provocation d’un attroupement; Outrage à magistrat; Intimidation et représailles contre membre de la justice; Discours portant du discrédit sur un acte juridictionnel; Diffusion de fausses nouvelles; Mise en danger de la vie d’autrui.
La CAP s'inquiète de la forte propension des autorités à priver de liberté des professionnels des médias, en dépit des engagements du Chef de l'Etat. La CAP n'excluent pas, après le 3 mai, d'enclencher un intense plan d'action pour la libération de Pape NDIAYE. pic.twitter.com/C26VbLc44L
— Convention des Jeunes Reporters du Sénegal (@CJRS221) April 24, 2023

