De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Plusieurs enseignants – vacataires de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), arborant des brassards rouges, se sont rassemblés ce mardi 14 mars 2023 devant leur rectorat, pour » réclamer deux semestres d’arriérés de salaires ». Ils ont promis de prendre deux mesures de rétorsion en guise de réponse.
En effet, selon l’une de leurs porte-paroles du jour, Mme Gétrude Éhemba, » nous sommes là pour communiquer sur les difficultés que nous vivons ici, à l’Université Assane Seck de Ziguinchor ».
À l’en croire, » nous, collectif des enseignants – vacataires, prenons l’opinion nationale à témoin sur la situation précaire dans laquelle nous sommes ».
Pour elle, » nous évoluons dans des conditions très difficiles, à la limite, inacceptables : chaque année, nous sommes obligés d’aller en grève pour être payés. Nous venons de boucler une année universitaire, c’est – à – dire deux semestres sans avoir touché le moindre sou ».
Si bien que » le collectif des enseignants – vacataires de l’Université Assane Seck de Ziguinchor a décidé, comme l’année dernière, d’aller en mouvement contre son gré. »
Mme Éhemba d’ajouter : » ce mouvement s’articule autour de deux axes : la rétention des notes du second semestre [de l’année universitaire 2021/2022] et le boycott de la reprise des cours de l’année universitaire 2022/2023 jusqu’à ce que le collectif des enseignants – vacataires obtienne satisfaction du paiement intégral [des salaires] de l’année universitaire 2021/2022 ».
La porte – parole du jour a conclu en renseignant la presse sur le nombre de vacataires qui sont concernés par cette situation, disant de pas maîtriser celui-ci, mais qu’une chose était sûre » nous assurons pratiquement entre 60 et 70% des cours à l’Université Assane Seck de Ziguinchor et le groupe que nous avons créé compte actuellement 94 membres ; nous continuons le recensement ».

