De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire profite de l’accalmie de la Covid-19 pour se préparer par le renforcement des compétences des ressources humaines qui peuvent être de potentiels intervenants. C’est dans ce cadre qu’ une trentaine de professionnels des médias a bénéficié d’une formation sur le SGI et les exercices de simulation avec l’appui de l’USAID/Breakthrough ACTION.
En décembre 2014, l’épidémie de maladie à virus Ébola qui sévissait en Afrique de l’Ouest, avait incité l’Etat sénégalais à mettre en place le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) du Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS). Une structure dont la principale mission est de coordonner la préparation et la riposte aux situations d’urgence de santé et de catastrophes afin de contribuer à minimiser les conséquences des situations des crises sanitaires éventuelles.
Avec l’avènement de la covid 19, il a été démontré que le niveau de préparation de nos pays est à améliorer pour une meilleure anticipation sur les évènements de santé publique. Raison pour laquelle , le COUS s’est engagé à renforcer les compétences des ressources humaines qui peuvent potentiellement être des intervenants, dans divers domaines, en cas de réponse ou de situation de crise. C’est dans ce contexte qu’un atelier national de 72 heures sur le Système de Gestion de l’Incident (SGI) et les exercices de simulation a regroupé une trentaine des professionnels des médias dans la capitale du Rail. Une occasion qui a permis aux responsables du Centre des opérations d’urgence sanitaire de partager certaines leçons apprises avec les acteurs de la communication qui constituent un pilier capital de la préparation et de la réponse face aux évènements de santé publique.
Venu présider la cérémonie de clôture des travaux, le directeur du COUS, Dr Papa Samba Dièye a rappelé que l’atelier de Thiès a été une activité extrêmement importante pour rencontrer et partager avec les journalistes sur le système de gestion de l’incident et les exercices de simulation. » Il est important pour nous de travailler avec les acteurs de communication sur les concepts d’urgence mais aussi sur la gestion des urgences, de partager également les concepts techniques. Pour que le journaliste, en période de crise ou lors d’un événement puisse avoir les compétences techniques qui lui permettent de communiquer efficacement et de le faire avec beaucoup plus de technicité dans les urgences en matière de santé. C’est pourquoi nous souhaitons que cette coopération se poursuive et qu’ elle soit gagnant-gagnant » a expliqué Dr Dieye.
Avant de rappeler que le principal défi du COUS, c’est de jouer pleinement son rôle par l’organisation d’une bonne préparation face à l’ensemble des risques auquel le pays pourrait être confronté. » C’est pour avoir les documents de planification qui nous permettront d’agir rapidement et en temps opportun face à toute urgence de santé publique. L’autre aspect aussi c’est d’améliorer en tout cas la collaboration entre le Centre des opérations d’urgence sanitaire et les différentes structures de réponse. Que ce soit au niveau national, régional, local. Donc le COUS est un instrument pour tous les systèmes de gestion d’incident et nous devons en tout cas améliorer notre collaboration avec l’ensemble de ces structures de réponse » a soutenu le directeur du COUS.

