Idrissa Seck a décroché des flèches contre les promoteurs d’une troisième candidature. Dans son viseur, il cible le président Macky Sall, a qui on prête l’intention de briguer un troisième mandat.
C’est une sortie qui va faire grincer des dents dans le camp de son allié Macky Sall. L’ancien Premier ministre de Me Wade et actuel président du Conseil économiques social et environnemental a mis du grain à moudre dans la machine des promoteurs d’une troisième candidature de Macky Sall.
Depuis les Etats-Unis, sa déclaration a détonné jusqu’ici « Deux mandats de cinq ans. Pas trois », a insisté le leader de Rewmi dans un entretien accordé à des étudiants africains au Yale Club aux États-Unis »
Il s’exprimait lors d’une rencontre avec des étudiants Africains au Yale Club aux États-Unis.
« Mon combat contre Wade en 2012 malgré l’immense affection que je voue à ce leader africain d’exception qui aurait pu, à l’image de Mandela, bénéficier d’une sortie honorable, n’eussent été la trouble tentation d’un troisième mandat et d’une dévolution monarchique du pouvoir », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l’ancien premier ministre est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à rejoindre la mouvance présidentielle.
« Si je n’avais pas fait ce que j’ai fait en répondant à l’invitation du président Macky Sall de joindre nos forces pour, d’abord, éviter de placer notre pays en situation de tension nous rendant vulnérable face aux attaques extérieures, ensuite diminuer l’impact de la Covid-19 dont la fin a vu naître une autre crise mondiale, le Sénégal aurait pu rejoindre le Mali, la Guinée, le Burkina Fasso dans l’instabilité, le terrorisme, le djihadisme », déclare-t-il.
Toutefois, il « ne regrette rien » face ceux qui indexent une tortuosité dans sa démarche.

