De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Tout plaquer et partir tenter l’aventure ailleurs. C’est le pari que c’est fixé cette femme Mame Diarra Thiam. Point de chute le Maroc trait union avec l’Europe, le mirage qui fait rêver. Une fois là-bas elle va tenter la traversée pour entrer qu’importe l’Espagne ou l’Italie. L’essentiel c’est de poser les pieds sur le sol européen.
Pourtant cette native de la populaire banlieue dakaroise Pikine avec une business qui marchait bien. Mais elle a préféré l’aventure incertaine. Direction le Maroc avec une idée réussir un jour le périlleux et improbable traversée vers Lampedusa ou à défaut l’Espagne qu’importe mais l’essentiel c’est se poser en Europe pour dame.
« Le travail que j’effectue ici, marchait à merveille. C’est par là que je me suis posé des questions et pourquoi pas de partir d’ici comme les autres. C’est par là que j’ai décidé de partir au Maroc pour trouver un avenir meilleur afin d’assurer une meilleure condition de vie de mes enfants. Avant de partir au Maroc, j’avais un restaurant et en même temps je faisais du marchand ambulant », se rappelle-t-elle.
Et trois longues années passées au Maroc en tentant la traversée de l’atlantique sur des barques, elle est enfin résolue à rentrer au bercail.. Un retour qui coïncide avec la crise sanitaire de la Covid-19.
Mais très brave elle s’investit sans attendre cette fois dans la couture. Une activité qui marche bien dans cette partie du pays.
Femme en activité et au foyer, Mame Diarra Thiam est mère et épouse. Elle vit actuellement dans la cité religieuse de Touba.
C’est là ou nous a mené cette Journée internationale de célébration des droits des femmes, acquérir ses droits par le travail même si le combat pour l’équité est encore loin d’être gagné…

