De Fallou Séne Communicant/Chercheur/Expert en Efficacité énergétique
Sokhna Mariama Bousso est plus connue sous le surnom de « Diarriatoulah » (La voisine de Dieu) de par son attachement aux préceptes de l’islam ; sa piété et sa conformité aux recommandations divines. Elle est issue d’une ligne patrilinéaire chérifienne de la mythique famille de Mboussobé et, d’une ligne matrilinéaire « Gondioh » qu’elle partage avec Sidy Alboury Ndiaye et Mame Cheikh Mbaye (père de Serigne Sam mbaye et de El. Hadji Dijly Mbaye). De sa lignée maternelle, Sokhna Diarra a acquis une formation dans les sciences religieuses et le développement de la pratique du soufisme.
La vie de Sokhna Diarra se résume ainsi : sa famille (réduite et élargie) et l’adoration d’Allah par la Sunna Prophétique. Serigne Bassirou relate dans Minanul Baqil khadim que : » Sokhna Mariama se souciait de l’éducation de ses enfants (Mame Mor Sokhna Diarra, Cheikhoul Khadim, Sokhna Faty Balla, Serigne Habiboulah) et de leur formation spirituelle. Ainsi, elle leur disait que : la prière au milieu de la nuit est la culture des vertueux ». Par-là, on comprend parfaitement la dimension accordée par Cheikhoul Khadim dans la vivification des pratiques méritoires comme les prières surérogatoires.
Sokhna Bousso fut une femme exemplaire et soumise envers son époux, Mame Mor Anta Saly par elle cherchait en permanence l’agrément du SEIGNEUR. Elle entretenait d’excellentes relations avec ses coépouses notamment Sokhna Anta Ndiaye Mbacké qui facilita d’ailleurs son union avec Mame Mor…
Borom Porokhane est la femme dont tout enfant voudrait qu’elle soit sa mère, et tout frère voudrait l’avoir comme sœur, bref, toute personne normale voudrait avoir une Sokhna Diarra dans sa vie, de par son attitude vertueuse envers son SEIGNEUR et à son prochain…
Qu’Allah répande sa miséricorde et renouvelle son agrément suprême sur la fille bénite de Sokhna Asta Walo.
Qui était Sokhna Diarra Bousso ?
Originaire de la grande famille des ″Mboussobé″ connue par leur piété, leur droiture et leur imprégnation aux valeurs islamiques, Sayidatunâ Mariama Bousso a très tôt suivi et fidèlement, la voie tracée par ses aïeuls. Sa dévotion sans faille lui a valu le nom de ″Diarratoul-Lahi″ (ou la Voisine d’Allah). La Sainte mère de Serigne Touba Khadimou Rassoul fut un modèle accompli de femme vertueuse, une éternelle référence, un inépuisable océan de valeurs. Très tôt, elle eut déjà acquis une solide connaissance du livre Coran. Elle faisait toujours preuve d’un dévouement certain envers son «Serigne» (époux), Mamor Anta Saly Mbacké. Elle écoutait avec une attention toute particulière les conseils et les autres recommandations des vieilles femmes de son époque. Et la légende nous dit d’elle : «Alors qu’elle s’apprêtât à gagner la maison conjugale, Sokhna Mariama Bousso avait saisi un exemplaire du Saint-Coran et l’ouvrit. Elle tomba net sur ce verset : ″Muhammad (Psl) n’a jamais été le père de l’un de vos hommes mais le Messager de Dieu et le Sceau des Prophètes″» S.33 (les coalisés al Ahzâb), V.40.» Et elle laissa entendre : «Si ce n’était ces paroles immuables de Dieu, je peux garantir, par serment, que je compterais parmi ma progéniture un Prophète.»
Le Magal a été institué pour la première fois, en 1951, par Cheikh Mouhamadou Bachir Mbacké (1895-1966), quatrième (4ème) fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Après son rappel à Dieu, son fils aîné Serigne Moustapha Bachir Mbacké devint le Khalife de Porokhane et s’employa à la modernisation du village. Aujourd’hui, la «Résidence Sokhna Diarra Bousso», la grande université, l’érection de forages, le lotissement du sanctuaire ainsi que son électrification entière, portent son empreinte. Il avait également contribué au bitumage des principaux axes routiers qui mènent à ce lieu saint.

