De Thierno Baye Diène correspondant de Teranganews à Matam
La capitale régionale de Matam dispose enfin de son marché de grand standing d’une valeur de plus de 500 millions FRANCS CFA. Ce marché d’une superficie de 2Ha, dont les travaux avaient démarré il y a plus de 5ans, va véritablement soulager les commerçants et parer aux récurrents cas d’incendies qui gangrènent le secteur informel.
L’ancien marché de la commune de Matam était très exiguë en plus de se situer à moins de 100m du fleuve qui sépare le Sénégal de la Mauritanie. Sa reconstruction était alors devenue une persistante demande sociale. Lors de son inauguration, c’est le très vénéré marabout Thierno Mouhamadou Samassa qui a fait le déplacement pour y assister aux côtés des populations.
Le préfet du département de Matam, Souleymane Ndiaye venu présider la cérémonie a exhorté les commerçants à faire preuve de civisme pour éviter une occupation anarchique du marché cause des incendies.
Ce marché moderne d’une superficie de 2 hectares a coûté près de 600 millions de francs CFA selon le premier magistrat de la ville de Matam, Mamadou Mory Diaw. La construction de cette infrastructure commerciale et économique, qui compte 92 petites cantines, 44 cantines moyennes, une boucherie, deux hangars, une chambre frigorifique, 30 magasins, un espace de stationnement et des dizaines de blocs sanitaires, a été exécutée avec le concours du Programme national de développement local, de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public. Ce en plus de l’aide venant d’autres partenaires de la mairie, dont notamment l’Ardèche, un département français, qui a apporté sa contribution dès le début des études architecturales.
Aux côtés du préfet du département de Matam, du chef de service régional du développement communautaire entre autres autorités, le saint homme a salué la « construction de ce marché qui est venue à son heure » pour la grande famille des commerçants installés dans la capitale régionale. Pour exprimer de manière plus symbolique son assentiment, il prit l’engagement de prendre en charge la construction d’une mosquée au sein de ce complexe commercial.
Pour rappel, les commerçants ont jusqu’au mois de mars pour quitter l’ancien marché qui sera démoli pour laisser place à un espace public.

