Le chef de l’État considère que le Prytanée militaire de Saint-Louis a besoin de franchir de nouvelles étapes. C’est dans cette optique qu’il a invité, dans son discours, les ministres des forces armées et de l’Éducation nationale à engager la réflexion sur l’ouverture prochaine d’un deuxième prytanée militaire dans une autre région du Sénégal.
Centenaire du Prytanée militaire de Saint-Louis.
Cérémonie officielle ce samedi 11 février 2023, sous la présidence du Chef de l'État, SEM Macky Sall. pic.twitter.com/e41GJcybN2— DIRPA (@CHEFDIRPA) February 11, 2023
Une école d’excellence et d’intégration africaine
Créé en 1923, le Prytanée militaire de Saint-Louis a eu à former de nombreux cadres africains, avec 15 nationalités reçues en dehors du Sénégal. Une flopée de cadres qui donnent satisfaction à leur pays, selon Saliou Momar Dieng. »Ils occupent des positions importantes, civiles ou militaires, dans leurs pays respectifs. Au Sénégal, le prytanée a donné beaucoup de hauts commandants à la gendarmerie: les généraux Mamadou Guèye Faye, Meissa Niang, Cheikh Sène. Pour l’armée, il y a l’ancien Cemga Abdoulaye Fall et Pape Khalil Fall, actuel chef de l’État-major », liste-t-il. Parmi les produits du prytanée, il y a aussi les ministres Serigne Mbaye Thiam, Amadou Moustapha Ba, Alioune Ndoye, Oumar Sarr ; des diplomates, des professeurs d’université.
Conditions d’intégration
Revenant sur les conditions d’entrée dans cet établissement, M. Dieng note qu’il faut être brillant. Pour avoir la chance de réussir le concours, l’élève en classe de CM2 ne doit pas être moyen, mais excellent. »Le concours est très sélectif. Parfois, sur 3 000 à 3 500 candidats, il n’y a que 65 qui sont retenus », soutient-il. »Les 50 premiers sont affectés à Saint-Louis et les 15 autres sont dispatchés dans le cadre de la coopération avec les pays tiers, dans les autres prytanées comme le Niger, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Bénin et la Côte d’Ivoire », poursuit Saliou Momar Dieng.
Pourtant, au début de sa création, cette école était réservée aux fils de chefs. Après, elle est devenue l’école des fils d’officiers. De mutation en mutation, elle est devenue l’école militaire préparatoire africaine qui formait des cadres pour des armées africaines. Elle est baptisée Prytanée militaire Charles Ntchoréré de Saint-Louis (PMS) par le premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor, en 1973. Le parrain est un ancien officier français d’origine gabonaise, qui a eu à commander l’école. Il a été fusillé durant la Seconde Guerre mondiale.

