Des agents de santé de Kaolack, membres d’organisations syndicales regroupées au sein de la coalition ‘’And Gueusseum’’, ont déclenché mardi 21 février, un mouvement de grève pour demander l’octroi des indemnités de risque et de l’habitat, en attendant une marche nationale prévue vendredi prochain à Kaffrine.
‘’Le mot d’ordre a été bien suivi à Kaolack, même si nous respectons le service minimum. Mais si rien n’est fait pour satisfaire nos revendications, nous allons corser la grève’’, averti le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) de Kaolack, Moustapha Diakhaté.
Il rappelle qu’ils avaient un protocole d’accord avec l’Etat depuis le 10 mai 2022 portant sur les indemnités de risque et de l’habitat.
D’après lui, ces indemnités de devaient être versées à tous les agents de la santé. ‘’Malheureusement, nous nous sommes rendus compte qu’il y a certains agents qui n’ont pas été pris en compte dans le paiement de ces indemnités », dit t-il. ‘’On a omis volontairement des infirmiers-assistants, des aides-infirmiers, des infirmiers de blocs, entre autres. Surtout pour les infirmiers-assistants, on nous dit que tous ceux qui n’ont pas de diplômes d’Etat ne vont pas en bénéficier, alors que ce sont des agents diplômés des écoles de formation autorisées par l’Etat’’, précise-Dr Diakhaté.
‘’Ils ont été recrutés sur la base de ces diplômes-là, on leur confie des malades sur la base de leurs compétences et ils soignent des patients comme tout le monde. C’est contradictoire que de vouloir faire la différence entre les agents. Cela n’est basé sur aucune logique’’, estime le SG de la section locale du SUTSAS. ‘’Aujourd’hui, il n’y a plus d’activités de vaccination, puisque nous avons retourné toute la logistique de vaccination au niveau de la Région médicale. Nous allons poursuivre notre grève et si on n’y prend garde, ça va se corser davantage et il n’y aura plus de service minimum encore moins de prise en charge des urgences’’, a-t-il prévenu.
Du côté de la direction du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, même si on reconnaît que le droit de grève est consacré par les lois en vigueur au Sénégal, on assure que ce mouvement d’humeur n’a pas beaucoup affecté le bon fonctionnement des services de soins.
‘’Sur un total de 551 agents, 234 sont syndiqués, mais il n’y a que 133 d’entre eux qui suivent le mot d’ordre de grève, soit 56,84%’’, a précisé le chef du service des ressources humaines de ladite structure, Baye Omar Thiam, selon APS.
Toutefois, il soutient que la pédiatrie, la radiologie, la cardiologie, la dermatologie, la médecine interne, l’ORL, la chirurgie, la maternité et le service social sont au ralenti, parce qu’’’au lieu d’avoir 100%, ce sont des services qui fonctionnent, peut-être, à 35%’

