À l’issue d’une assemblée générale tenue ce samedi au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNRS), Gora Khouma secrétaire générale de l’Union des routiers du Sénégal et porte parole du jour a annoncé que le secteur du transport observera une grève illimitée le mardi 17 janvier.
Une action mue par les mesures prises par le gouvernement pour lutter l’insécurité routière après le drame routier de Sikilo à Kaffrine qui a fait à ce jour 41 morts et une cinquantaine de blessés.
Commentant cette décision le porte parole de l’intersyndicale, Gora Khouma secrétaire générale de l’Union des routiers du Sénégal, membre de l’intersyndicale : « Nous avons tenu cette assemblée générale pour recueillir l’avis de la base. Ce qui a fait que la base s’est prononcé pour nous donner consigne en tant que secrétaires généraux, d’aller en grève, le mardi 17 janvier 2023 à partir de 00 heures. Nous allons observer des jours de grève qui ne sont pas comptés », a-t-il indiqué. « En attendant que le gouvernement puisse réagir », a fait savoir le syndicaliste.
Toujours selon Gora Khouma, « le gouvernement a sorti des mesures parlant de 22, mais dès que ces mesures sont sorties il y a eu débats. Ce qui devait se faire avant ». Et Gora Khouma de s’empresser de dire : « Nous sommes ouverts pour qu’il y ait des discussions sur ces 22 mesures. A partir de ce moment, nous pourrions dire nous sommes d’accord sur tel point ou sur d’autres, nous ne sommes pas d’accord ». « Cela va faire l’objet d’une discussion mais l’Etat ne l’a pas fait. Il a pris cette décision sans concertation », a regretté le transporteur.
Les transporteurs déplorent une démarche unilatérale et cavalière du gouvernement en prenant des mesures sans concertation avec les acteurs : « Dès que le Premier ministre a fait lecture de ces 22 points, c’est à partir de ce moment que le débat devrait être ouvert. Mais malheureusement c’est une lecture sans débat ». « La base nous dit que nous sommes ouverts, nous n’allons pas refuser. Mais en attendant la décision finale, nous allons en grève », a-t-il justifié.
Pour rappel les transporteurs avaient paralysé le pays en décembre 2021 avec une grève illimitée pour dénoncer « les tracasseries des forces de l’ordre ».
À la suite de cet accident meurtrier les deux propriétaires des bus ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt. Ils seront jugés le 18 janvier prochain.

