La conférence des Leaders de la coalition Yewwi askan wi a durci le ton et annoncé le maintien de son mot d’ordre concernant les manifestations pour l’application des recommandations de la Cour des comptes dans son rapport sur la gestion du fonds Force-Covid-19.
Face à la presse hier la conférence des leaders de l’opposition Yewwi Askan Wi, Ousmane Sonko et ses camarades leaders invitent tous les Sénégalais à participer massivement au rassemblement de la société civile de demain et au concert des casseroles. A leurs pourfendeurs, ils n’ont pas manqué de faire remarquer que le discours du 31 décembre n’est consacré par aucune Constitution et encore moins par une loi.
Le Sénégal devrait vibrer le 31 décembre prochain au son des casseroles. Les Leaders de la coalition Yewwi askan wi (opposition) qui ont appelé à cette manifestation pour « exiger l’ouverture des poursuites judiciaires recommandées par la Cour des Comptes dans son rapport d’audit de sur la gestion du fonds Force-Covid-19 », ont annoncé hier, mercredi 28 décembre, le maintien de leur mot d’ordre.
S’exprimant en dernier e maire de Ziguinchor Ousmane Sonko a indiqué que Macky Sall est le premier à fouler au pied les principes de la République. « Que l’on nous respecte. On n’a de leçons à recevoir de personne. Est-ce que ceux qui détournent les deniers publics connaissent la République ? Macky Sall, qui foule au pied les principes de la République et de la démocratie, qui protège un ancien ministre poursuivi par la Crei, connait-il la République ? Le 31 décembre n’a rien à voir avec la République », a lancé le maire de Ziguinchor en invitant les Sénégalais à se mobiliser pour exiger des sanctions comme cela se fait dans les pays comme en France et aux États-Unis.
«L’échec de nos manifestations signifierait que vous êtes en phase avec la politique de Macky Sall, ce qui n’est pas le cas. En France, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a été poursuivi et condamné pour surfacturation pour des fonds qui n’appartiennent même pas à la France. Une députée européenne a été emprisonnée dans le cadre d’une affaire de corruption impliquant le Qatar. Aux États-Unis, l’ancien président Donald Trump fait l’objet d’une procédure au Sénat qui se penche sur sa situation fiscale », a-t-il souligné avant de faire remarquer. «Ce qui s’est passé au Sénégal ne surprend personne et il n’y a rien de nouveau puisque, chaque année, la Cour des comptes publie un rapport sur des détournements, des malversations financières impliquant Macky Sall et son régime et ça n’émeut personne. Mais, au même moment, l’opposition est traquée et emprisonnée sans raison valable».
S’exprimant lors d’un point de presse, Khalifa Ababacar Sall coordonnateur de la conférence des leaders de cette coalition qui incarne la première force de l’opposition parlementaire avec 56 sièges de députés et ses camarades ont invité les Sénégalais à la mobilisation pour la réussite de cette manifestation et le rassemblement prévu demain par la société civile à la Place de la nation.
Prenant la parole, Habib Sy n’a pas manqué d’apporter la réplique à ceux-là qui les accusent de fouler aux pieds les principes de la République en voulant tenir leur concert de casseroles à l’heure du traditionnel discours à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du nouvel An.

