La confrontation a lieu ce mardi au Palais de justice de Dakar dans le bureau du Doyen des juges entre le leader du parti Pastef et son accusatrice Adji Sarr.
Les deux principaux protagonistes de ce dossier sont depuis 11 h dans le bureau du Doeyn des juges Oumar Maham Diallo. Adji Sarr l’accusatrice d’Ousmane Sonko est arrivée accompagnée de la dame Gabrielle Kane et de son avocat Me El hadji Diouf, le maire de Ziguinchor en costume cravate en compagnie de l’un des ses avocats Me Ciré Clédor Ly.
Ousmane Sonko placé sous contrôle judiciaire
Entendus séparément, le leader du pari Pastef/ les Patriotes Ousmane Sonko et son accusatrice Adji Sarr qui l’accuse de « viols répétés » et « menaces de mort », vont se confronter dans un face-à-face ce mardi dans le bureau du Doyen des juges Oumar Maham Diallo. Cette confrontation est une nouvelle phase dans ce dossier très sensible qui avait provoqué des émeutes meurtrières en mars 2021.
Pour Me Bamba Cissé, l’un des avocats d’Ousmane Sonko, l’opposant et maire de Ziguinchor « répondra bien sûr à la convocation », même si selon lui, cette confrontation « n’est pas nécessaire ».
En effet lors de son audition le 03 novembre dernier, Ousmane Sonko avait reconnu s’être rendu au salon de massage Sweet Beauty pour « des problèmes de dos ». Il avait refusé de se soumettre au test ADN proposé par le juge et de nouveau dénoncé un « complot politique ».
Adji Sarr, qui avait déposé en février 2021 continue de réclamer un procès. La confrontation est donc « une étape importante pour la manifestation de la vérité », affirme Me Abdou Dialy Kane, l’un de ses avocats.
La robe de noire de préciser « après cela, le juge pourrait demander de nouvelles auditions, puis, soit renvoyer l’affaire devant la chambre criminelle pour un procès, soit prendre une ordonnance de non-lieu. Quoi qu’il en soit, « il n’est enfermé dans aucun délai » et « reste maître de son instruction », souligne Me Kane.
Pour rappel, celui-ci avait été accusé de « viols répétés » et de « menaces de mort » par la demoiselle en question et son arrestation avait conduit, en mars 2021, à des séries d’émeutes au Sénégal, ayant causé la mort de plus d’une douzaine de personnes.

