Amadou BA a prononcé ce lundi sa déclaration de politique générale. Dans son grand oral, le Premier ministre a exposé les grandes priorités de son gouvernement devant les députés à l’Assemblée nationale…
Entreprenariat et emploi des jeunes
Quant à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, l’esprit d’entreprise a été libéré. Le Gouvernement a mis en œuvre divers programmes dédiés à l’insertion professionnelle, à la promotion de l’auto-emploi des femmes et des jeunes, notamment avec le programme « Xëyu ndaw ñi », doté d’une enveloppe de 450 milliards. La Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a octroyé entre 2018 et 2022 des
financements à hauteur de 100 milliards de francs au profit plus de 204 mille bénéficiaires dont plus de 75% de femmes. Ces financements ont touché 552 communes touchées des 46 départements du pays. En plus de cet accompagnement financier, la DER/FJ assure à ses bénéficiaires un appui non financier. Ainsi, 10 259 entrepreneurs ont bénéficié de formation ; 4 559 unités économiques ont été immatriculées ; 415 startups du numérique sont suivies.
La mise en place d’une holding bancaire à capitaux sénégalais renforcera le niveau d’inclusion financière dans le pays, en particulier des couches visées par les filets sociaux, fera de notre pays une place financière forte de la zone UMOA et contribuera à la restauration de la souveraineté du pays à travers un renforcement de la compétitivité de nos entreprises.
Sous ce même registre, le Gouvernement s’emploiera à mettre en œuvre sa Stratégie nationale d’inclusion financière 2022-2026 validée en janvier 2022 par Président de la République afin d’assurer un meilleur accès et une utilisation adéquate de services et produits financiers adaptés aux besoins des populations adultes et des entreprises.
L’enquête sur la situation de référence de l’inclusion financière au Sénégal avait fait ressortir que plus de 50% des ménages et 35% des entreprises au Sénégal n’ont pas accès aux services financiers.
Avec comme principales cibles les populations rurales, les femmes, les jeunes et les micros, petites et moyennes entreprises, la mise en œuvre effective de la Stratégie nationale d’inclusion financière permettra d’atteindre sur un horizon de 5 ans un taux d’inclusion de 65% des adultes et de 90% des
entreprises.
L’économie sociale et solidaire est un facteur d’inclusion financière et de création d’emplois durables. Elle mérite, de ce fait, une attention toute particulière. J’engage le Gouvernement à accompagner ce secteur, porteur d’un modèle de développement harmonieux et intégral, de le soutenir davantage dans une dynamique de structuration, d’organisation et d’expansion. Aussi, le Gouvernement va-t-il renforcer les actions de promotion et de valorisation de cette forme d’entreprendre séculaire et bien ancrée dans nos traditions.
Le Gouvernement s’engage aussi à financer l’entrepreneuriat, autrement. Il va davantage renforcer le tissu
entrepreneurial, concourant à l’atteinte des objectifs de croissance inclusive et de création massive d’emplois viables.
L’assistance technique, la formalisation et l’adoption de technologies seront renforcées par le biais du fonds à frais partagés, la formation du 3FPT. L’accès au financement des jeunes entrepreneurs sera consolidé grâce au concours du mécanisme de garantie du FONGIP, de l’appui à l’autonomisation de la DER/FJ, du FONSIS et des subventions de contrepartie de l’ADEPME.
Politique énergétique
La politique énergétique qui est en train d’être mise en œuvre se fonde sur la vision que le Chef de l’État Macky Sall, a déclinée dans le PSE. C’est ainsi que des chantiers d’envergure sont en cours, des résultats importants notés et des perspectives crédibles sont envisagées. Le développement des projets en lien avec les découvertes avance à grands pas. Le projet Sangomar est à 67% de taux de réalisation ; la date du first oil est prévue à la fin de l’année 2023. Le projet GTA a un taux de progression de 83% à fin août 2022 ; le first gas est prévu au début de l’année 2024.
Par ailleurs, le dispositif d’approvisionnement en produits pétroliers sera davantage sécurisé, à travers l’augmentation de nos capacités de raffinage, de stockage et de distribution de produits pétroliers. En outre, le Réseau gazier du Sénégal qui constitue l’infrastructure nationale de transport terrestre du gaz local a été créé en 2019 avec le concours du FONSIS, de la SENELEC et de PETROSEN.
Avec notre entrée dans le cercle des pays producteurs de pétrole et du gaz, notre système d’offre d’électricité sera renforcé à travers le développement de projets de centrales avec des sources diversifiées, à l’effet de sécuriser la disponibilité de la fourniture électrique mais également de baisser les coûts. De nouvelles unités de production utilisant le gaz local seront construites pour assurer la sécurité énergétique.
De même, les réseaux de transport seront renforcés pour assurer le maillage du pays et résorber le déséquilibre en matière d’accès à l’électricité notamment, en milieu rural. L’accès de tous les Sénégalais à une énergie fiable et à moindre coût reste pour le Gouvernement un objectif de premier ordre. Enfin, la promotion
de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables sera renforcée.
Au-delà de la rente des hydrocarbures, l’avantage comparatif dont va tirer profit notre pays est le développement de l’écosystème du pétrole et du gaz ainsi que la promotion du contenu local, gages d’une participation équitable des entreprises et de la main d’œuvre nationales dans l’exploitation de nos ressources.
Le développement du contenu local va permettre d’accroitre la participation des investisseurs sénégalais dans le secteur avec pour effet, un accroissement de la valeur ajoutée dans l’économie nationale, ainsi que la création d’emplois locaux. Dès lors, le Gouvernement va favoriser l’utilisation des biens et des
services nationaux, ainsi que de la main d’œuvre locale dans la chaine de valeur pétrolière et gazière.
Le Président de la République a déjà institué un Fonds d’appui au développement du contenu local qui a pour objectif de renforcer les capacités des entreprises et des ressources humaines locales aux fins de les rendre compétitives sur le marché pétrolier et gazier. De même, le Fonds intergénérationnel qu’il a créé va réaliser des investissements au profit des générations futures et nous préparer déjà à l’après-pétrole.
Notre pays améliore sans cesse la gouvernance économique, notamment, à travers une meilleure gestion des systèmes de diffusion et de partage de l’information dans le secteur des mines et des hydrocarbures. Les avancées significatives dans ce domaine sont régulièrement saluées par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE), à laquelle le Sénégal adhère depuis 2013.
Retraités
Les retraités ont également vu leurs pensions nettement améliorées, de même que les militaires en situation d’invalidité. Enfin, de multiples emplois ont été créés dans le secteur privé, notamment grâce à la robustesse de la demande intérieure privée, aux grands chantiers, à l’essor de nos exportations. Entre 2012 et 2018, 367 356 ont été créés. Cette tendance se poursuit en 2019, avec 65 404 emplois créés ; 63 490 emplois en 2020 et 69 866 emplois en 2021.
Poursuite de la mise en place d’infrastructures et de rénovation de stade
Les travaux de rénovation des stades : Léopold Sédar Senghor, Lamine Guèye, Ély Manel Fall et Aline Sitoé Diatta ont démarré en 2022, tandis que les travaux de mise aux normes se sont poursuivis pour le stade Lat Dior et ont permis son homologation par la CAF et la FIFA en 2022.
D’autres projets d’infrastructures sportives devront être exécutés en 2023, il s’agit des stades de Bambey, Ngéniène, Tivaouane, Malika, sans compter la réfection de plusieurs infrastructures sportives, notamment la piscine olympique, les stades de Cambérène, des Parcelles Assainies, d’Alassane Djigo de Pikine, de Caroline Faye de Mbour.
Sur le plan des compétitions internationales dans plusieurs disciplines sportives, notamment les sports de combat, le handball, le beach soccer ou le football, des niveaux de performance jamais atteints, auparavant, ont été réalisés. S’y ajoute l’heureuse perspective pour notre pays d’accueillir, pour la première fois en Afrique, les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2026.
Je profite de l’occasion pour adresser mes chaleureuses félicitations à notre chère équipe nationale de football pour sa participation plus qu’honorable à la Coupe du monde actuellement en cours au Qatar. La joie et la fierté que vous avez apportées au peuple sénégalais sont encore vives dans nos cœurs et dans nos esprits lorsque vous avez gagné pour la première fois de notre histoire le trophée continental.
Equité territoriale
Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), avec ses 4 volets : allègement des travaux des femmes, hydraulique rurale, pistes rurales et électrification rurale, a été conçu en 2015 en vue d’éradiquer la pauvreté et les inégalités. Ses performances en ont fait un modèle dans la sous-région. Il a bénéficié de financements à hauteur de 220 milliards de francs. Le PROMOVILLES, comportant trois volets : voirie urbaine, assainissement et éclairage public a été lancé en 2016, il a eu des résultats satisfaisants en termes de développement des infrastructures, d’aménagement et d’appui aux collectivités territoriales et a bénéficié d’une enveloppe financière globale de 151 milliards de francs.
Le PUMA qui intervient en zone frontalière pour satisfaire les attentes légitimes des populations, lancé en octobre 2016 sur financement interne de l’Etat, vise l’équité territoriale par la modernisation des axes et territoires frontaliers et l’amélioration des conditions de vie des populations dans ces zones. Son bilan est satisfaisant avec une mobilisation de ressources internes de 15 milliards dans les volets : santé, hydraulique, éducation, désenclavement, et agriculture. Ces programmes ont permis de moderniser et d’étendre les voies de communication. Les réseaux routier et autoroutier ont été densifiés.
Ainsi, l’autoroute Ila-Touba, les routes du sud, du Dandé Mayo, le pont Nelson Mandela de Foundiougne, celui de Marsassoum et les 18 autoponts de Dakar constituent de véritables leviers économiques pour ces zones à fort potentiel. Par ailleurs, 6673 kilomètres de pistes rurales ont été réalisées pour désenclaver les territoires de l’intérieur. Le Train express régional Dakar-Diamniadio fait le bonheur quotidien des populations de Dakar et de ses environs. La finalisation du dossier de l’autoroute du nord est en cours, en même temps que l’exécution de celle de Mbour-Fatick-Kaolack.
Le développement et la restructuration du réseau électrique a permis d’atteindre un taux d’électrification au niveau national de 80% en 2022. Le taux d’électrification rural est passé de 27 à
58%.
L’équité territoriale a été incontestablement renforcée par l’élargissement de la carte scolaire. C’est ainsi que 35 897 salles de classe, 64 daaras modernes, 5 instituts supérieurs d’enseignement professionnel et 14 espaces numériques ouverts ont été construits et équipés, depuis 2012. L’équité sociale et l’efficacité du système de santé ont été largement améliorées, spécialement, à travers le recrutement important de professionnels, la mise en service de nouvelles structures : 300 postes de santé, 18 centres de santé et 9 hôpitaux, notamment à Sédhiou, Kédougou, Kaffrine et Touba.
Grâce à ces investissements, le secteur a connu une augmentation de la capacité litière et permis la mise à disposition de spécialités jusque-là inexistantes dans ces zones depuis l’indépendance. La vigilance et la sécurité ont été renforcées dans nos structures sanitaires pour éviter les accidents qui ont eu à être notées.
La résilience des ménages et l’inclusion sociale ont été considérablement raffermies. Conformément aux indications du Président de la République, le pouvoir d’achat a été soutenu pour réduire considérablement les inégalités. En définitive, en 2022, les subventions ont couté 717 milliards, soit 4,4% du PIB.
C’est ainsi que le secteur de l’énergie a bénéficié de subventions directes de 300 milliards. Celles-ci ont permis de maîtriser les prix de l’électricité, du gaz butane et du carburant, particulièrement le gasoil qui constitue le produit pétrolier le plus utilisé par les consommateurs aux revenus les plus modestes.
Poursuite des efforts pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages
La stabilisation des prix des produits de grande consommation des ménages aura coûté un montant global de 157 milliards en 2022. Les principaux produits concernés par ce soutien direct aux ménages sont le blé, l’huile, le sucre, le riz et le maïs. Un montant de 450 milliards est prévu au titre des subventions pour l’année 2023 dont 350 milliards pour l’énergie. En tout état de cause, en 2023, les subventions ne dépasseront pas 2,2% du
PIB. Parallèlement, des mesures spécifiques sont prévues pour les réduire, notamment dans les domaines de l’électricité et du carburant, afin d’éviter des dérapages susceptibles de porter atteinte aux équilibres budgétaires. Mieux, la distribution des subventions sociales sera davantage ciblée. La différentiation
sera opérée entre les bénéficiaires, de sorte à fournir plus d’aide à ceux qui en ont le plus besoin.
En outre, la gouvernance de la SENELEC sera réformée à travers sa restructuration qui est déjà en cours. Ainsi seront créées une holding qui sera le concessionnaire vis-à-vis de l’État et ses filiales. La séparation comptable est effective depuis 2019. La séparation juridique et organisationnelle sera finalisée au cours du premier trimestre de l’année 2023. L’action de rétablissement des grands équilibres qui a été initiée à travers la mise en œuvre du PAP-2A et les programmes de relance et de redressement, commence à porter leurs fruits. Notre économie est non seulement en phase d’absorber les chocs exogènes, mais elle est en train d’engranger les dividendes d’une politique cohérente de résilience et de consolidation des acquis.
La bonne nouvelle est que les perspectives pour les mois prochains sont nettement meilleures. Grâce aux sacrifices de l’État et des partenaires sociaux lors des concertations citoyennes contre la vie chère, le Président de la République Macky Sall a baissé les prix des produits et des services de grande consommation. J’adresse un appel solennel aux industriels et aux commerçants à maintenir cet élan patriotique pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages.
Sécurité
Pour mieux assurer la sécurité et la tranquillité publiques et le maintien de l’ordre, les effectifs de la Police et de la Gendarmerie ont été relevés, et le seront davantage. Dans le même temps, plusieurs brigades, commissariats de sécurité et postes avancés aux frontières ont été rendus opérationnels, parallèlement à la montée en puissance de la police scientifique ainsi que la création d’unités d’intervention spécialisées. Et pour mieux tenir compte de l’impact des technologies numériques sur notre sécurité, le Gouvernement renforcera le cadre stratégique et opérationnel de la cybersécurité et organisera la prévention et la gestion des
crises cyber.
C’est ainsi que le combat contre l’insécurité sera poursuivi et accentué. L’insécurité, si elle se développe, pourrait menacer l’équilibre même de notre corps social. Elle doit donc être traitée avec détermination. Chaque Sénégalais mérite de se sentir en sécurité sur l’étendue du territoire de la République. Pour cela, la violence sera combattue sous toutes ses formes. Le Gouvernement continuera de veiller à ce que toute personne vivant dans notre pays soit en sécurité et ait la chance d’y vivre en paix.
Au demeurant, la paix en Casamance sera définitivement entérinée par une démarche qui prend en considération l’intérêt de nos chers compatriotes établie dans cette belle région du pays. Le potentiel économique et le patrimoine culturel inestimables de cette région naturelle du Sénégal seront
davantage exploités au profit de ses dignes fils et de l’ensemble de la population. Par ailleurs, la sécurité civile sera renforcée pour accroître la résilience des populations, de même que la prévention et la lutte
contre les accidents de la circulation. Le Gouvernement va finaliser et exécuter la stratégie nationale de protection civile pour l’adapter aux enjeux et défis d’un monde confronté à un
nouveau cycle de catastrophes liés au dérèglement climatique.
Les défis sécuritaires persistent dans la région du Sahel, en raison de la recrudescence des attaques terroristes et de l’élargissement progressif des zones d’influence des organisations extrémistes violentes. Au plan politique, des coups d’État ont affecté l’ordre constitutionnel dans certains pays de la sous-région. Même si, des avancées ont été notées dans les processus de transition, ces derniers mois, principalement, en raison du rôle éminent joué par la CEDEAO et l’Union africaine. Soyez rassurés que la défense de l’intégrité du territoire sera garantie, car il s’agit d’un principe inaliénable et non négociable.
Vous savez que la sécurité du pays est vitale pour notre survie en tant qu’État et en tant que nation. De la sorte, aucun compromis ne sera acceptable et aucune concession ne sera faite dans ce domaine. Le Gouvernement veillera à ce que les forces de défense et de sécurité soient en mesure d’accomplir leur mission. Notre appareil de défense et de sécurité national sera ainsi dans la posture adéquate pour pouvoir répondre, comme il se doit, à toute mission aussi bien sur le plan national que dans le cadre d’opérations conjointes reposant sur des alliances ou sur des mécanismes de sécurité collective.
Santé
La santé pour tous constitue un pilier non moins essentiel pour faire de la croissance, une croissance de qualité. Le programme de la carte d’égalité des chances sera évalué et étendu. De même, la prise en charge médicale des soins coûteux des personnes et groupes vulnérables sera renforcée. La CMU a permis de prendre en charge 11 mille femmes dans le cadre de la gratuité de la césarienne ; 2,5 millions d’enfants de moins de 5 ans pour une gratuité des soins. Elle a également permis d’alléger la prise en charge des personnes souffrant de l’insuffisance rénale chronique, par la gratuité de l’hémodialyse. La prise en charge de ces dépenses onéreuses par l’État, est une vraie bouffée d’oxygène pour des milliers de Sénégalais. L’État a accompagné cette mesure de gratuité par la construction et l’équipement de centres de dialyse pratiquement dans toutes les régions du Sénégal.
La politique de prévention est la base de la politique de santé publique du Gouvernement. Elle est tributaire, en tout premier lieu, de l’hygiène publique et des comportements alimentaires. L’offre de service de santé sera améliorée en quantité et en qualité ; elle sera élargie et rendue plus accessible. Le Programme de digitalisation du système de santé va bénéficier d’un budget de 34 milliards. La réforme hospitalière va renforcer la territorialisation de l’offre de soins et la création de centres d’excellence pour une spécialisation et la modernisation des services des urgences.
De 2012 à maintenant, 9 nouveaux hôpitaux, 18 centres de santé, 300 postes de santé et 21 centres de dialyse ont été créés ; la gratuité des soins assurée pour 2,5 millions d’enfants de moins de 5 ans. Cet effort sera accentué, notamment avec la construction du Centre polyclinique de l’Hôpital Principal, des centres hospitaliers nationaux El Hadji Malick Sy de Tivaouane Alioune Badara Cissé de Saint-Louis et d’Oncologie de Diamniadio et du centre hospitalier régional de Ourossogui.
En matière de soins de santé de base, la mise à niveau des blocs opératoires et des services de néonatologie sera poursuivie. L’ouverture de blocs et centres de santé est prévue à Thiadiaye, Mékhé, Mbour, Thiès et Kanel. La construction et la réhabilitation des centres, postes de santé et brigades d’hygiène et le renforcement du Programme élargi de vaccination, figurent aussi en bonne place dans l’agenda gouvernemental.
Toujours dans le but d’améliorer sensiblement la santé de nos concitoyens, le Gouvernement se fera un point d’honneur d’appuyer le déploiement et le développement d’entreprises pharmaceutiques. La relance de l’industrie pharmaceutique est sur de bons rails. L’Agence de régulation pharmaceutique a été créée en avril 2022. Elle a pour objectif d’assurer, à l’horizon 2035, la production locale de 50% des vaccins, des médicaments et autres produits essentiels.
Enfin, l’amélioration de la santé de nos compatriotes passe par l’augmentation de la qualité des ressources humaines du secteur. En effet, les actions de relèvement du plateau médical seraient vaines sans un personnel de qualité, en nombre suffisant et motivé. Le Gouvernement poursuivra les efforts de renforcement des effectifs du personnel médical.

