Le Garde des Sceaux et ministre de la Justice a présidé ce lundi la conférence des chefs de parquets. Dans son adresse Ismaila Madior Fall a reconnu des dysfonctionnements dans le secteur tels que les longues détentions qui est la conséquence parfois du surpeuplement carcéral. Face à ces défis, le ministre de la Justice a donné des pistes de solutions pour une justice plus diligente.
La proportion de détenus non encore jugés ne cesse d’augmenter, a reconnu ce lundi le ministre de la Justice Garde des Sceaux. « Il faut dire que des défis du secteur persistent : il s’agit des longues détentions préventives, le recours fréquent aux mandants de dépôt ; le surpeuplement carcéral ; des dossiers en attente de règlement. Il y a aussi la lutte contre le terrorisme, la traite des personnes, les blanchiments de capitaux « , a d’emblée expliqué Pr Ismaila Madior Fall.
Phénomène, qui participe pourtant à l’aggravation de la surpopulation carcérale, le Garde des Sceaux esquisse des pistes de solutions comme le port du bracelet électronique . « Son usage pourrait être considéré comme un indicateur de performance. Dans le secteur, des mesures conservatoires sont rarement utilisées », a-t-il fait savoir.
Présidant ce lundi la conférence des chefs de parquets, le ministre de la Justice est revenu sur les problèmes du secteur notamment la disponibilité des statistiques. « Mais la modernisation des casiers judiciaires devrait permettre d’avoir des données », a-t-il rassuré dans ce sens.
Auparavant, il avait insisté sur l’intérêt de la circulaire de politique pénale. À ce titre, il indique qu’il s’agit d’un moment privilégié de dialogue. Il s’agit d’un rituel ancré dans la chancellerie, de voir son état d’exécution de la politique pénale du gouvernement. « Depuis plus de 3 ans, depuis sa mise en œuvre, c’est l’heure du bilan, le choix du thème porte sur les nouvelles formes de criminalité et les attentes des populations », a-t-il partagé.
Aux procureurs, Le ministre de la Justice dira : « L’essence de votre mission, c’est de veiller à l’application de la loi ». Parce qu’il est d’avis que « l’appareil judiciaire doit être efficace pour renforcer l’état de droit. Ce qui constitue des indicateurs de performance du secteur ».
sans que le ministère puisse expliquer le phénomène, qui participe pourtant à l’aggravation de la surpopulation carcérale.

