Le journaliste Pape Alé Niang a été auditionné dans le fond par le juge du deuxième cabinet a duré moins de trois heures de temps. C’est l’un de ses avocats qui en a fait la révélation au sortir du bureau du magistrat.
Me Moussa Sarr s’est toutefois limité à des commentaires car ne pouvant entrer dans le fond des déclarations qui ont été faites lors de cette audition : « On ne pourra se pencher sur les déclarations qui se sont tenues dans le bureau du juge à cause du secret de l’instruction.
La robe noire reconnaît globalement, que l’audition s’est très bien passée même si Pape Alé se porte mal en raison de sa grève de la faim. Mais, il s’est très bien défendu et il a répondu avec pertinence à toutes les questions », a dit Me Moussa Sarr. Il faut dire qu’aussitôt après, le pool des avocats a déposé une demande de mise en liberté provisoire. Et les avocats espèrent peut-être que d’ici les heures à venir une décision favorable à lui sera rendue.
Pour conclure, Me Moussa Sarr a réitéré que Pape Alé Niang n’est pas poursuivi pour le rapport interne de la gendarmerie.
Le journaliste d’investigation est poursuivi pour « divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente et de nature à nuire à la défense nationale » , « recel de documents administratifs et militaires » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques ». Le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt le 9 novembre par le juge Mamadou Seck du Deuxième cabinet.
Il a entamé une grève de la faim vendredi dernier, pour dénonciation son « kidnapping », et sa femme qui lui a rendu visite à la prison de Sébikotane, alerte sur la dégradation de la santé du journaliste.

