Tolérance zéro contre les violences faites aux femmes et aux filles. C’est le message lancé par le président de la République lors de l’ouverture de la conférence de l’Union africaine sur la masculinité positive, qui se tient à Diamniadio.
«Après la Conférence de Kinshasa dont la Déclaration et l’appel à l’action ont été endossés par le Sommet de l’Union africaine de février dernier, la voie est tracée pour l’élaboration d’une Convention sur la lutte contre les violences faites aux femmes», déclare-Macky Sall.
Pour lui, «Dakar doit capitaliser cette dynamique pour que cette rencontre ne soit pas un effet de mode qui s’évanouit avec la fin de ses travaux, mais le catalyseur d’énergies positives à l’échelle nationale et continentale pour une tolérance zéro contre les violences faites aux femmes et aux filles».
Cette rencontre, de l’avis du Président, est tenue pour «susciter une prise de conscience, mais aussi pour agir contre toute forme de violence à l’endroit des femmes et des filles». Dans son discours, il rappelle : «Cette violence n’est pas que physique. Elle est aussi morale, par le harcèlement, les menaces, les insultes et autres propos désobligeants ou humiliants qui blessent autant, sinon plus que les violences physiques.» Poursuivant ses propos, il ajoute que «lutter contre ces pratiques d’un autre âge est d’autant plus juste et légitime qu’aucune religion, aucune loi, aucune règle sociale ne fait l’apologie de la violence contre un être humain». Bref, fait-il savoir, «il ne saurait y avoir de fondement légal ou moral à la violence, sous quelque forme que ce soit».
Femmes africaines et sénégalaises, remerciements appuyés à Son Excellence Monsieur Macky SALL Président de la République et Président de l’Union Africaine, pour la tenue à Dakar, de la 2ieme conférence sur la masculinité positive pour l’élimination des violences faites aux femmes pic.twitter.com/jCUCvr9Be7
— Diane fatou (@hadjafa21) November 11, 2022
Macky Sall, qui appelle à une unité d’actions pour mettre fin à ces violences, estime que «tous ensemble, pouvoirs publics, leaders religieux et traditionnels, membres de la Société civile et citoyens, nous devons élever la voix et dire : ça suffit !». Et d’insister : «Ça suffit la brutalité, ça suffit la maltraitance, ça suffit le harcèlement, ça suffit les brimades, les insanités, le viol et autres sollicitations non désirées.»
Toutefois, souligne le chef de l’Etat, «il ne suffit pas de dire ça suffit». D’après lui, «il faut agir, agir pour que cesse l’omerta du silence, en temps de paix comme en temps de guerre».
Revenant sur la masculinité positive, le président de la République veut qu’on en fasse «un nouvel état d’esprit pour une société plus juste et plus accueillante pour les femmes et les filles».

