De Youssouf DIMMA correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Trois (3) ans jour pour jour après le meurtre perpétré sur Abdou Élinkine Diatta alors Secrétaire général du Bureau national Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) sis au quartier Soucoupapaye de Ziguinchor, précisément au » Mangoukouroo » (forêt de manguiers en Mandinka, Mdlr), des responsables de cette organisation ont organisé ce jeudi 27 octobre des activités commémoratives. Ils en ont profité pour » rappeler à l’État ses promesses de faire toute la lumière sur ce meurtre » .
C’est Amidou Djiba, porte-parole du MFDC qui, face à la presse, a fait ce rappel. A l’en croire, » depuis trois ans que des hommes armés ont tué Abdou Élinkine Diatta, l’État avait promis d’ouvrir une enquête et de faire toute la lumière sur cette affaire, des auditions ont été faites et par voies de presse, nous avions même appris que les meurtriers ou les commanditaires avaient été localisés. Mais depuis lors, rien n’y est fait ».
Le porte – parole du mouvement irrédentiste a ajouté qu’ » en tout cas, nous demandons que justice soit faite dans cette affaire de meurtre ».
Pour lui, » en plus du meurtre d’Abdou Élinkine Diatta, d’autres affaires similaires n’ont jusque – là pas été élucidées : les affaires Oumar Lamine Badji, Idrissa Diémé, Idrissa Goudiaby, etc. »
M. Djiba a rappelé aussi que » pourtant, après le drame, une autopsie avait été faite sur le corps d’Abdou Élinkine Diatta, mais après c’est le statu quo, je ne comprends pas cette lenteur de la justice ».
Il a indiqué qu’à l’occasion de ce troisième anniversaire du décès tragique que leur ex-secrétaire général, des prières sont au programme pour le repos de son âme.
Pour rappel, le 27 octobre 2019, des hommes armés de fusils avaient fait irruption dans une activité organisée à Mlomp (département de Bignona) par le SG d’alors du MFDC, Abdou Élinkine Diatta, vidant une partie de leur arme de poing sur lui, le tuant sur le coup. Depuis lors, aucune communication officielle ne fait état de l’arrestation ou non des assaillants.
Profitant, par ailleurs, de cette sortie médiatique, Amidou Djiba a demandé aux autorités, qui leur auraient donné la liste de plusieurs présumés membres du MFDC, dernièrement arrêtés dans le nord – Sindian, selon lui, » de les remettre en liberté car ce sont des civils, ce ne sont pas des combattants du tout. Il s’agit de Baboucar Tandiang Doucouré, Lamine Barry, Lamine Diané, Dembo Tamba, Jean – Christophe Sambou, Kadialy Tamba, Amadou Sagna, Adama Mané, Lamine Diédhiou et Malick Diémé « .
A l’en croire, » ils ont été transférés à Dakar le 5 août dernier et dispatchés dans trois prisons ; celles de Rebeuss, du Camp pénal et du Cap manuel et ils n’ont pas encore rencontré de juge d’instruction ».

