Le Sénégal deviendra le 20e membre de l’organisation qui comportera désormais huit pays africains dont le Nigeria et l’Angola. Le GECF, appelé aussi « l’Opep du gaz » pèse 70% des réserves mondiales de gaz et 43% de la production.
Le Sénégal fait son entrée ce mardi en tant qu’observateur du Gas Exporting Countries Forum (GECF), qui réunit les principaux exportateurs de gaz dans le monde. Il deviendra membre de plein droit quand le gisement Grand Tortue Ahmeyim (GTA) entrera en production l’an prochain.
C’est une question de prestige et le prestige est une preuve de réussite. Ce mardi, le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son statut de puissance gazière. La 24e conférence ministérielle du forum des pays exportateurs de gaz va adouber Dakar en tant qu’observateur.
Avec ses 2,5 millions de tonnes de gaz qui sortiront chaque année dès l’an prochain de son sous-sol, le Sénégal sera un petit producteur, mais il pourra peser sur les décisions du cartel, une organisation dominée par les géants que sont le Qatar, l’Iran et la Russie et qui, ces dernières années, a largement ouvert ses portes aux pays africains. D’ailleurs, pour la première fois depuis sa création, le GECF est dirigé par un Africain, l’Algérien Mohamed Hamel.
Les projets gaziers actuellement en cours au Sénégal représentent environ 32 milliards de mètres cubes (bcm) de réserves de gaz.

