De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
À moins de 10 jours de l’ouverture des classes, à Diourbel (département), les acteurs académiques se sont réunis hier mardi, dans le cadre d’une rencontre du comité départemental de développement (CDD), pour préparer la rentrée scolaire prévu le 6 Septembre prochain. La rencontre a permis au préfet du département de Diourbel, Mamadou KHOUMA, qui a présidé la séance, de formuler des recommandations fortes pour une réussite de la rentrée des classes.
Pour appuyer les directives du ministère en charge de l’éducation nationale, le chef de l’exécutif départemental, M. KHOUMA, lors de la rencontre annuelle de préouverture des classes avec les acteurs académiques de Diourbel, invitent les directeurs et principales d’écoles, ainsi que les enseignants à avoir un engagement pour donner un meilleur visage dès les premiers jours de la rentrée. « Nous sommes à la fin d’un CDD dirigé par Monsieur le Préfet qui a fait des recommandations fortes pour la réussite de la rentrée scolaire. Parmi ces recommandations, l’engagement de tous les acteurs a donné le meilleur visage de notre école dès le premier jour. Quand on parle de meilleur visage de notre école c’est la présence effective des enseignants, les conditions d’accueil des élèves mais aussi le déroulement effectif des cours dès le premier jour de la rentrée. Et nous avons reçu du ministère de l’éducation un certain nombre de directive, un certain nombre d’instruction en tout cas qui exige le démarrage effectif des enseignements dès les premiers jours. Et nous avons répercuté ça auprès des acteurs au niveau école que ce soit les directeurs d’école, les principaux de collèges et les enseignants pour les demander d’être là », a affirmé l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Diourbel, Yankhoba MASSALY.
L’ouverture des classes sera effectuée dans un contexte d’hivernage. Selon l’IEF de Diourbel, au niveau de la commune de Diourbel une dizaine d’établissement se retrouve actuellement sous les eaux pour certain et d’autre leur toit a été emporté par les tornades. « Nous avons à peu près une dizaine d’école plus particulièrement ceux sont des écoles de la commune de Diourbel qui se situent dans une zone géographique assez basse et qui n’a pas faciliter l’écoulement des eaux. C’est vrai que les autorités sont entrain de tout faire pour évacuer les eaux. Ça c’est un aspect. L’autre aspect, c’est des écoles qui ont vu leur toit emporter par les tornades », martèle M. MASSALY.
Face à ce problème, les autorités académiques ont alerté les autorités territoriales afin que cela soit rétabli. Selon le Préfet du département de Diourbel, les différents acteurs ont pris l’engagement fort de nettoyer les établissements, de dégager les eaux pluviales dans les écoles et de désinfecter les temples du savoir. «Nous sommes dans un contexte assez difficile. Un contexte difficile du fait de l’hivernage. C’est vrai que ça était une prévision comme quoi cette année on devra avoir une année pluvieuse et c’est réellement ce qui s’est passé. Aujourd’hui, y a certes des quartiers qui sont inondés, mais ce qui est important c’est qu’on va démarrer les préparatifs de nettoyer les écoles et la cartographie a été faite pour les écoles inondées, les axes (qui mènent aux écoles) aussi qui sont inondés et des mesures vont être prises pour essayer le plus rapidement de dégager les eaux au niveau des établissements. Et à ce niveau, je crois que les différents acteurs aussi ont pris un engagement fort. Les collectivités territoriales, au niveau de la commune de Diourbel, en principe, UCG doit même démarrer ces travaux à partir du Samedi, l’APE, les partenaires de l’éducation. (…) le service d’hygiène va normalement envoyer son plan d’action. Nous attendons l’accompagnement des collectivités territoriales pour pouvoir désinfecter les établissements scolaires », d’après le préfet M. Mamadou KHOUMA.
Sur le plan sanitaire, au cours de cette réunion, le préfet a exhorté le médecin chef du district sanitaire de Diourbel d’accompagner les acteurs de l’école dans la sensibilisation contre des maladies comme le paludisme.
« Nous sommes à la fin de l’hivernage, et d’après les prévisions, les pluies devaient continuer jusqu’à mi-octobre. Ce qui important, c’est de pouvoir mené des sensibilisations au niveau des quartiers, des établissements pour permettre d’éviter les maladies comme le Paludisme. Là aussi, on a engagé le médecin chef du district à le faire »
Par rapport aux besoins, selon Yankhoba MASSALY, « nous avons reçu l’année dernière une importante dotation en termes de personnel avec le recrutement exceptionnel des 5000 enseignants et l’affectation des sortants. Mais cette année (…), il reste un gap de 90 enseignants… ».

