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Infraction sur la vente de ciment à Mbour : Une solution « à l’amiable » en vue pour des quincaillers

Dans l’affaire des quincaillers de Mbour ayant écopé d’une amende pour n’avoir pas respecté les prix de vente homologués par l’Etat pour le ciment, une solution « à l’amiable » sera trouvée, informe le service régional du commerce de Thiès, Bamba Ndao.

« Ce contentieux, on va le régler à l’amiable », a-t-il annoncé mercredi 21 septembre, en réponse à une question sur ce sujet, en marge d’une réunion du conseil régional de la consommation, dédiée à la fixation des nouveaux prix du ciment dans la région, suite à leur homologation par le ministère du commerce.

41 commerçants qui vendaient la tonne de ciment entre 78.000 et 80.000 FCFA  (le prix fixé par l’Etat est de 74.000 francs CFA), avaient été convoqués mardi 20 septembre, au service départemental du commerce de Mbour, lequel les a contraints de payer des amendes comprises entre 150.000 et 1 million de FCFA.

Arona Niang, le secrétaire général de l’association des quincaillers de la Petite-Côte, a profité de cette rencontre pour plaider auprès du gouverneur l’annulation des amendes. Bien que le prix du ciment ait été fixé à 67.000 FCFA la tonne ex-usine, il leur est livré à 72.000 ou 73.000 la tonne par les distributeurs, avait-il justifié, selon Aps.

Selon le chef du service régional du commerce, cette opération était « une action dissuasive, pour marquer la présence des services de contrôle, notamment à l’égard de certains commerçants qui avaient profité de l’approche du Magal, pour faire de la spéculation. Le conseil régional de la consommation n’avait pas eu l’opportunité de se réunir entre l’homologation du prix de la tonne de ciment ex-usine et le Magal. « Si nous avions laissé faire, nous aurions pu nous retrouver avec 100.000 FCFA la tonne », a dit Bamba Ndao, avant d’ajouter : « Nous allons trouver une solution avec le service départemental du commerce ».

Le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui présidait la rencontre précise que cette solution ne constitue pas un « pardon ». Selon lui, la transaction entre les commerçants en infraction et le service départemental du commerce aura bien lieu.

Et certains commerçants se sont engagés à ne pas récidiver.

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Mame Khary Leye