De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Le bureau politique national de la Ligue démocratique, Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) dirigé par le secrétaire général de ce parti politique membre de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), M. Nicolas Ndiaye, a séjourné dans la région sud du pays ; ceci, dans le cadre d’une tournée nationale. Cette tournée ayant pris fin dans la commune de Ziguinchor ce jeudi 28 juillet, a été couronnée par un point de presse tenu par les « Jallarbistes ». Nicolas Ndiaye en a profité pour prévenir les présidents et secrétaires généraux des partis politiques en compétition pour les législatives du 31 quitte 2022, soit dans moins de 72 heures, contre « le choix de la violence politique comme option ».
Pour Nicolas Ndiaye, en effet, « le premier constat dans ce pays est que la violence est presque devenue un élément du quotidien des Sénégalais. C’est aussi bien la violence verbale dans nos discours publics et politiques que sur les réseaux sociaux où ceux qui passent tout leur temps à insulter les gens ont plus de vues que ceux qui sont correctes et normaux sur ces mêmes réseaux sociaux. Pis encore, certains leaders politiques, qui plus est des chefs de partis, ont choisi l’option de la violence là où ils ont pourtant la possibilité de ne pas faire cette option ».
Le secrétaire général national de la LD/MPT, qui est investi en 12ème position sur la liste nationale de la coalition BBY dirigée par l’ancienne Première Ministre du Président Macky Sall, Mme Aminata Touré, a pris « l’exemple d’un chef de parti qui a déclaré qu’il irait avec 200 000 Sénégalais pour déloger le Président Macky Sall du palais de la République. Or le nombre d’électeurs au Sénégal est passé de 3 millions en l’an 2000 à 5 millions en 2012 lorsque les Sénégalais avaient fait le choix d’une deuxième alternance. 200 000 personnes, ce n’est absolument rien comparées au nombre d’électeurs ».
A l’en croire, « faire une telle déclaration n’est ni plus ni moins que faire l’option de la violence et de l’anti-démocratie comme alternative à la démocratie, à la paix et à la stabilité alors que toutes les alternances que le Sénégal a connues ont été faites de manière pacifique, en toute démocratie et dans les urnes ».
M. Ndiaye a donné l’exemple de l’ex-président de la République Me Abdoulaye Wade qui, pendant qu’il a avait pourtant la possibilité, déclarait : « je ne marcherai jamais sur des cadavres pour entrer au palais ».
Nicolas Ndiaye a invité « la classe politique sénégalaise, tous bords confondus, à éviter la violence et à ne pas y répondre d’où qu’elle puisse venir et en toutes circonstances, surtout lors des élections législatives qui se tiennent dans quelques jours dans notre pays ».
Faudrait-il le noter, la délégation de la LD/MPT a été d’abord dans plusieurs localités du nord et du centre du pays avant de terminer son déplacement à l’intérieur du pays dans la région de Ziguinchor. Les membres du bureau politique de ce parti sont ainsi en campagne électorale pour « faire gagner la coalition BBY », qui est la leur.

