De Amédine FAYE, correspondant Téranga News à Tambacounda.
La tête de liste départementale(Tambacounda) de la coalition Les Serviteurs ambitionne de soulever les préoccupations des populations du département une fois à l’Assemblée nationale.
« Je n’entends pas me servir. J’entends servir », a confié à Téranga News/Tamba Chérif Aliou Aidara, candidat aux législatives du 31 juillet 2022.
D’après lui, ces préoccupations ne datent pas d’aujourd’hui. Elles sont liées, entre autres, au chômage chronique des jeunes, à « l’inflation galopante », à la concentration des industries à Dakar au détriment des régions de l’intérieur du pays, à la pauvreté des ménages, à l’enclavement et au difficile accès de certaines localités de la région, à l’inexistence d’une université à Tambacounda, énumère-t-il.
« Malheureusement, Tamba est une région oubliée et beaucoup lésée sur le plan des infrastructures universitaires. L’Etat a construit des universités à Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack et à Bambey (Diourbel). On privilégie ces régions au détriment de Tambacounda, une région éloignée de Dakar. Nos bacheliers, une fois à Dakar pour étudier, éprouvent d’énormes difficultés pour réussir parce que leurs parents n’ont pas de moyens », se désole la tête de liste départementale de la coalition Les Serviteurs à Tambacounda.
- Aidara n’a pas manqué de déprécier les deux mandats successifs des députés du département de Tambacounda, membres du parti au pouvoir, élus sous la bannière de la coalition Benno Bokk Yaakar(Bby).
« Ils disent que tout va bien à Tamba alors qu’ils ne se rendent pas auprès des populations pour recueillir leurs doléances », regrette-t-il non sans indiquer qu’« un député n’est jamais un député du Président de la république, c’est un député du peuple. Il doit défendre le peuple ».
Enseignant de profession âgé de 50 ans, Chérif Aliou Aidara a commencé à s’engager en politique à partir des années 1980 en militant dans le Parti démocratique sénégalais (Pds). Après un bref passage à l’Alliance pour la république(Apr), parti au pouvoir, il a eu à co-fonder le mouvement Convergence des patriotes pour le développement et la solidarité(Cpds), avant de le quitter pour intégrer en février dernier le parti En marche pour la renaissance du Sénégal (Mpr), membre de la coalition Les Serviteurs pour le scrutin consacré à l’éléction des 165 députés de la 14éme Législature.

