Ce jeudi 14 juillet, le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), Sidy Guèye, a présidé le démarrage des travaux de la 34ième session plénière extraordinaire de la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC).
Près de 150 experts et professionnels de l’aviation civile seront réunis au Sénégal pour prendre part à cette importante session de la CAFAC qui, basée à Dakar, est l’agence spécialisée de l’UA en charge des questions d’aviation civile en Afrique, pour faciliter la coopération et la coordination entre les Etats africains en vue du développement d’un transport aérien durable.
Elle œuvre aussi pour favoriser la mise en œuvre des normes et pratiques recommandées (SARP) de l’OACI et pour l’élaboration de règles et réglementations harmonisées conformes aux meilleures pratiques internationales de l’aviation civile.
Il estime que ceci doit inciter davantage à une ‘’coopération accrue et durable’’ à même de permettre au secteur du transport aérien en Afrique de ‘’jouer de façon inclusive’’ son rôle de vecteur du développement économique et sociale à travers l’harmonisation des politiques en matière d’aviation civile à l’échelle du continent.
’’Il nous interpelle sur les efforts à consentir pour créer des synergies entre les systèmes d’aviation civile de nos pays et pour faire face aux défis sans précédent dont l’industrie africaine du transport aérien est confrontée’’, a indiqué le DG de l’ANACIM à l’ouverture de ces assises qui se tiennent sur deux jours à Saly-Portudal (Mbour), selon Aps.
Sidy Gueye rappelle le lancement officiel du marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) à Addis-Abeba le 18 janvier 2018, qui constitue un ’’projet phare’’ de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
’’Le MUTAA nous permettrait, ainsi, d’avoir un marché du transport aérien de plus d’un milliard de personnes et gouverné par des règles communes et des objectifs communs. Il marquerait l’aboutissement de plus de deux décennies de progrès et de lutte pour une mise en œuvre effective des dispositions de la Décision de Yamoussoukro’’, a t-il indiqué.
’’Un examen lucide de notre potentiel démographique et géographique illustre que nos ressources pour relever les défis sont immenses et largement inexploitées. D’ici à 2050, il y aura plus d’un milliard cinq cent millions d’êtres humains vivant en Afrique. Il faudra bien les transporter dans des conditions optimales de sécurité et de sureté’’, a ajouté Sidy Guèye.

