De Youssouf DIMMA correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Le verdict tant attendu du procès du massacre de 14 exploitants forestiers dans la forêt du Bayotte Est, dans la région de Ziguinchor, commune de Nyassia est tombé ce lundi 13 juin 2022 au tribunal de grande instance de Ziguinchor ayant statué en sa chambre criminelle.
Et, c’est fortune diverse pour les mis en cause dans cette tuerie : 10 ont été acquittés, 2 ont été condamnés à une peine de 6 mois de prison avec sursis alors qu’ils ont passé plus de 5 ans en détention préventive excepté le journaliste René Capin Bassène, le chargé de mission du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance ( MFDC) Oumar Ampoï Bodian et le chef du front sud du même mouvement César Atoute Badiate jugé par contumace. Ils ont été reconnus coupables de 14 chefs d’inculpation et alors condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, tel que d’ailleurs, cela avait été requis par les avocats des parties civiles.
Les dommages et intérêts requis par les avocats des parties civiles n’ont pas été retenus par le président de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Ziguinchor.
L’avocat mandataire des détenus, Me Ciré Clédor La dénoncé cette décision de justice qui, selon lui, n’est pas adossée à des preuves matérielles. L’avocat a estimé devoir faire appel de cette décision dans les délais requis par la loi, concernant Oumar Ampoï Bodian.
En ce qui concerne le condamné René Capin Bassène, l’avocat a promis de le rencontrer pour lui faire revenir sur sa décision de se suicider s’il avait été condamné clamant son innocence.
Âgé de 40 ans, le journaliste René Capin Bassène avait promis à la barre qu’il allait mettre fin à ses jours en prison au cas où il aurait été condamné.
Réagissant à cette décision, les membres de la famille de René Capin Bassène, par la voix de son jeune frère Nicolas Bassène, s’est dite » déçue » de cette décision de justice.
Pour la victime, Ibrahima Daffé, l’Etat , en plus d’avoir donné cette décision de justice, devrait se pencher sur les cas des orphelins des victimes.
Pour rappel, le 6 janvier 2018, une vingtaine d’exploitants forestiers avaient été séquestrés dans la forêt du Bayotte Est, 14 avaient été froidement exécutés a bout portant, une quinzaine mort s’en suivra quelques jours plus tard pendant que l’enquête avait été ouverte.

