L’Agence Française de développement (AFD) a alloué au Sénégal un montant total de 25 millions d’euros, soit 16,4 milliards de FCFA, sous forme de prêt, dans le cadre du Programme d’appui à la relance de l’industrie pharmaceutique, nous apprend l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott et l’Ambassadeur de la France au Sénégal, Philippe Lalliot ont signé, jeudi, les documents de la convention de financement, en présence du directeur pays de l’AFD, Alexandre Pointier.
« J’ai le plaisir (…) de procéder avec vous, à la signature de la convention de financement relative au Programme d’appui à la relance de l’industrie pharmaceutique, pour un montant total de 25 millions d’euros, soit 16,4 milliards de FCFA, sous forme de prêt », a déclaré Amadou Hott s’adressant au diplomate français.
Il a souligné que « cet appui servira, principalement, à financer le projet MADIBA, pilier majeur de la stratégie de relance de l’industrie pharmaceutique ».
« Avec ce programme ambitieux de relance de l’industrie pharmaceutique en général, et à travers MADIBA en particulier, le Sénégal est fier de faire partie des pays qui devront servir de hub dans la production de vaccins en Afrique », a-t-il fait valoir.
Selon lui, le gouvernement ambitionne, au terme de ce programme, de restructurer le secteur pharmaceutique en mettant l’accent sur les déterminants.
L’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, a, de son côté, déclaré que « la signature de cette convention de prêt de 25 millions d’euros de l’AFD va permette au Sénégal de mobiliser un important financement pour la relance de l’industrie pharmaceutique pour assurer la souveraineté pharmaceutique du pays ».
Selon lui, « cette souveraineté passe, en premier lieu, par la capacité du pays à produire localement des produits de santé, en particulier des vaccins ».
« Le Sénégal a été rapidement identifié par l’Union européenne comme un pays référence capable, non seulement, de produire des vaccins pour sa population, mais aussi de pouvoir les produire pour les autres pays africains », a-t-il dit.
« La France va soutenir le Sénégal dans sa légitime ambition de sécurité et de souveraineté pharmaceutique, et vaccinale », a-t-il assuré. »