De Youssouf DIMMA, correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Dans le cadre de la résolution de la crise en Casamance, les députés à l’Assemblée nationale et les Hauts conseillers des collectivités territoriales (Hcct) devraient entièrement prendre en charge cette question, l’accompagner de toute la documentation adéquate et l’entourer de toutes les garanties nécessaires pour qu’elle passe l’ensemble des filtres et atterrir sur les tables des présidents de ces deux institutions. C’est le vœu d’une partie de la société civile de Casamance, réunie dans la coordination des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac).
Pour ce faire, cette organisation a convié ce week-end les élus nationaux des neufs départements de la Casamance naturelle, et donc des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, à un atelier de sensibilisation. Il a ainsi été question, lors de cette activité, de leur donner suffisamment d’outils et de raisons de s’approprier ce vœu des responsables d’une partie de la société civile et en faire un débat surtout à l’Assemblée nationale.
Pour le coordonnateur de la Coscpac, Henri Ndecky, « nous leur donnons tout ce dont ils ont besoin pour mieux défendre le processus de paix en cours en Casamance ; car cette question n’est pas une affaire de la Casamance, c’est une affaire nationale comme tant d’autres ».
Prenant des exemples, Henri Ndecky a déclaré qu’ « à chaque fois que des citoyens sénégalais meurent tragiquement à Saint-Louis, à Kédougou, à Dakar ou encore ailleurs dans nos quatorze régions, le peuple sénégalais se lève comme un seul homme pour en parler, fustiger cela et préconiser des solutions en interpellant qui de droit. Pourquoi cela ne pourrait-il y avoir lieu concernant la crise en Casamance qui dure depuis 40 ans maintenant ? »
A l’en croire, « les députés sont nos représentants, nous qui sommes plus de 16 millions de Sénégalais, tout ce qu’ils font et qu’ils disent à l’Assemblée nationale se fait en nos noms, nous avons donc besoin qu’ils fassent avancer le processus de paix en cours dans le sud du pays depuis là où ils nous représentent ».
Depuis le 26 décembre 1982, une crise indépendantiste a éclaté en Casamance, précisément à Ziguinchor, alors capitale administrative de cette région. Une crise a connu plusieurs hauts et bas dans le cadre de sa résolution. Actuellement la quasi-totalité des bases rebelles détenues par le mouvement des forces démocratiques de la Casamance, qui revendique l’indépendance de cette partie sud du Sénégal, a été détruite.

