A LA UNE Actualité Justice Louga santé

Décès de Astou Sokhna à Louga : Les sages-femmes retrouvent la liberté avec 6 mois de sursis, retour sur ce feuilleton judiciaire 

Le verdict est dans le jugement des sages femmes inculpées pour non-assistance à personne en danger dans le décès de la parturiente Astou Sokhna à Louga le 7 avril, à l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye, est tombé et sur les six citées trois ont été condamnées à 6 mois de prison avec sursis les trois autres relaxées par le tribunal de grande instance de Louga.
Mercredi 11 mai, le tribunal de grande instance de Louga a condamné à six mois avec sursis, trois sages-femmes pour “non-assistance à personne en danger” après la mort en couches le 1er avril dernier d’Astou Sokhna au centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye.
La relaxe a été prononcée au profit des trois autres sages-femmes mises en cause dans cette affaire.
Les sages-femmes ayant écopé d’une condamnation travaillaient dans l’équipe du soir au moment des faits, alors que celles relaxées étaient de service le matin le 1er avril.
A l’annonce de sa mort dans un récit glaçant d’une mère qui a assisté sans rien pu faire à la mort atroce de sa fille et et du mari qui venait de perdre sa femme. Cette tragédie avait ému tout le Sénégal et provoqué un tollé dans le pays. Pétition, manifestations pour réclamer justice, et suscitée un florilège de témoignages sur des cas similaires sur les réseaux sociaux…
De leur côté les syndicats avaient déclencher des mouvements d’humeur en soutien à leurs collègues en détention tout en réclamant la démission du ministère de la Santé.

Le ministère public avait requis une peine d’un an dont un mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de quatre sages-femmes et la relaxe au profit des deux autres lors du procès tenu le 27 avril.

Deux des sages-femmes mises en cause dans cette affaire avaient comparu libres, alors que les quatre autres avaient été placées en détention après leur inculpation pour non-assistance à personne en danger.

Ainsi dès l’annonce de cette affaire tragique, le directeur de l’hôpital avait démis de ses fonctions et remplacé sur décision du président de la république qui avait promis de “faire toute la lumière sur cette affaire”. Et une mission d’audit envoyée pour faire la lumière sur la mort de cette parturiente âgée d’une trentaine d’années.

Les missions d’audit qui avaient été envoyées par le ministère de la Santé avaient confirmé “la négligence du personnel de santé de garde à la maternité le jour du décès de la jeune femme : “les rapports de mission concluent à un décès maternel évitable à travers une bonne évaluation des risques et une bonne prise en charge, la mort d’Astou Sokhna, pouvait être évité”

 

A propos de l'auteur

Mame Khary Leye