Pas de chocolats ni de chasse aux œufs, mais c’est du Ngalakh qu’on distribue. Un très bon dessert à base de semoule de mil, de pâte d’arachide et de fruit du baobab. C’est un véritable symbole des liens fraternels entre chrétiens et musulmans dans le pays.
Comme d’habitude, la fin du carême rime au Sénégal avec la préparation par les chrétiens du «ngalax», une bouillie de mil mélangée à une sauce d’arachide et de pain de singe, dont une bonne partie est distribuée aux parents et voisins musulmans.

Fruit d’une longue tradition, ce bel exemple de civilité entre fidèles chrétiens et musulmans s’est renforcé au fil des ans, jusqu’à avoir les allures d’une règle de bon voisinage à laquelle on ne saurait se dérober. Ainsi, les musulmans qui salivent à l’idée de recevoir des quantités de «ngalax» rendront obligatoirement la pareille à leurs voisins chrétiens en les régalant de viande de mouton et de poulet, à l’occasion de la Korité et de la Tabaski.

