Le tribunal de grande instance de Louga (Nord) a renvoyé jusqu’au 5 mai le procès des six sages-femmes poursuivies pour non-assistance à personne en danger après le décès, le 1er avril, d’une femme en couches à la maternité du centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye.
Le tribunal des flagrants délits a donné une suite favorable à une requête introduite par la partie civile qui dit n’avoir pas eu accès au dossier.
Le juge, a, dans la foulée, rejeté la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de la défense.
Les quatre sages-femmes placées sous mandat de dépôt depuis le 19 avril resteront en prison. Les deux autres avaient été inculpées et remises en liberté.
Les mis en cause sont poursuivis pour « non assistance à une personne en danger » suite à la plainte du mari de la défunte, qui accuse des agents de santé de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de négligence et de non-assistance à son épouse.
Finalement le plaignant a décidé de retirer à la veille du procès sa plainte suite à une médiation entremise par la famille Omarienne.
Pour rappel Astou Sokhna a été admise a la maternité de cet établissement public le 31 mars dernier. Elle est décédée en couches, dans des conditions terribles, plusieurs heures après son arrivée.
Le directeur de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye, Amadou Guèye Diouf, a été relevé de ses fonctions par le président de la République après l’éclatement de cette affaire dans les médias et les Réseaux sociaux. S’en est suivi de mouvement d’humeur de l’intersyndicale de la santé qui a décrété des jours de grève et une journée « sans maternité » sur le territoire national.

