Intitulé « De la crise à la résilience : assistance alimentaire et nutritionnelle pour lutter contre les effets de la Covid-19 », le projet initié par le Canada et du Programme alimentaire mondial (PAM), pour la période 2019-2023, a été lancé. C’était en présence du Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Malick Ndao, jeudi 28 avril à Dakar. Notre pays va ainsi bénéficier d’une enveloppe de 20 millions de dollars canadiens (soit environ 9,6 milliards FCfa) dans le programme de mise en œuvre prétendue, selon M. Ndao.
« Ce projet est parfaitement conforme avec le cadre du partenariat convenu entre le gouvernement du Sénégal et le PAM à travers un plan stratégique pays pour la période 2019-2023 », a notamment fait savoir la représentante résidente du PAM au Sénégal. D’après Mme Fatiha Terki, cette contribution offre une opportunité unique de faire progresser la résilience des plus vulnérables au niveau national, espérant que son organisation « va mobiliser d’autres ressources pour continuer ce projet qui s’étend présentement sur 12 régions du Sénégal ».
Le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a, pour sa part, souligné que « les interventions du PAM porteront à la fois sur la fourniture d’une assistance d’urgence, la prévention et le traitement de la malnutrition aigüe, adapté chez les enfants âgés de 6 à 23 mois, les femmes enceintes et allaitantes. Mieux, Papa Malick Ndao d’ajouter qu’« elles porteront aussi sur la création ou la restauration des actifs productifs et le renforcement des capacités des partenaires ».
« Nous reconnaissons toute l’expertise et l’expérience du PAM comme première organisation humanitaire mondiale de lutte contre la faim, ainsi que sa collaboration étroite avec le Sénégal », a quant à elle, soutenue, la Cheffe de coopération de l’Ambassade du Canada au Sénégal, Emily Burns, non sans rappeler que les enquêtes réalisées par le PAM au Sénégal ont démontré que les mesures prises pour lutter contre la propagation de la Covid-19, dont l’état d’urgence, la fermeture des marchés agricoles et l’interdiction des voyages interurbains ont exacerbé la vulnérabilité des ménages.

