De Youssouf DIAMMA Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Plus de cent-vingt (120) agents des forces de défense et de sécurité du Sénégal ont été formés dans les quatre régions frontalières, que sont celles de Saint-Louis, Matam, Kédougou et Ziguinchor, aux modules de prévision, gestion, contrôle des actes et comportements relatifs à la criminalité transfrontalière. La dernière session qui a lieu à Ziguinchor, s’est terminée ce mercredi 09 mars 2022.
Au sortir de cet atelier organisé dans le cadre du projet intitulé « étude sur l’impact de la Covod-19 dans la gestion des frontières au Sénégal et dans l’espace G5 Sahel » et dont le coût globale est à deux (2) millions de Dollars américains répartis entre le Sénégal et les cinq pays du G5 Sahel avec une grande part réservée au Niger et au Burkina Faso, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Mame Seydou Ndour, Directeur de la police de l’Air et des frontières, a expliqué que quatre sections des forces de défense et de sécurité du pays ont été bénéficiaires de la série de formations.

Selon lui, « l’ensemble de ces sections interviennent dans le cadre de leur mission régalienne au niveau des frontières, particulièrement les éléments de la police nationale, des douanes sénégalaises et de ceux des services d’hygiène, entre autres ».
Pour lui, « les principaux partenaires de l’Etat du Sénégal étant intervenus dans ces formations sont l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) et l’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) dont les représentants ont d’ailleurs pris part à la cérémonie de clôture de l’atelier de formation ».
Le directeur de la police de l’Air et des frontières a déclaré que les modules dispensés couvraient « l’ensemble des domaines d’intervention des forces de défense et de sécurité ayant en charge la gestion des frontières : cybercriminalité, criminalités transfrontalières, les menaces y compris sanitaires, les renseignements en tous genres, des démonstrations dans la prise en charge des zoonoses, etc ».
Ils sont d’autant plus importants que « le Sénégal est un îlot de stabilité dans un océan d’instabilité ». Ce qui fait qu’il a requis à ce que ces formations s’étendent aux autres pays de la sous-région notamment ceux du G5 Sahel pour une meilleure prise en charge de l’aspect sécuritaire.

