De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Les étudiants de l’université Gaston Berger ont marché en silence pour réclamer une justice pour Seynabou Ka Diallo. En plus de cette journée noire, les étudiants ont également décrété 24 heures de journée sans tickets non renouvelable.
Les pensionnaires de l’Ugb ne comptent laisser passer aucun moyen de pression pour que toute la lumière soit faite sur la mort de l’étudiante S.K. Diallo. Cinq jours après la découverte macabre de son corps sans vie vers le village de Ndiawdoune, les étudiants et le personnel de l’université Gaston Berger de Saint-Louis ont battu le macadam pour dénoncer l’insécurité qui sévit au sein de l’institution. Pendant deux heures, les étudiants habilllés tous en en noir ont parcouru en silence plusieurs kilomètres de Sanar à Ngalléle pour dénoncer l’insécurité grandissante dans leur lieu de travail. Durant toute la manifestation bien encadrée par la gendarmerie, les marcheurs ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des messages comme « ça suffit, dafa doy » « justice pour Seynabou Ka Diallo » « Halte à l’insécurité. Nous sommes à l’Ugb pour étudier. Pas pour se faire tuer », entre autres.

Encore sous le choc, la porte parole du jour de la coordinationdes étudiants de Saint Louis exige des autorités administratives, universitaires et judiciaires de Saint Louis à ne ménager aucun effort pour trouver le ou les auteurs de ce crime odieux sur une jeune fille sans defense et surtout de renforcer la sécurité à l’Ugb. » Nous ne sommes plus tranquilles parce que chacun d’entre nous se dit qu’il peut être demain le prochain candidat à la mort. Il faut que la sécurité soit bien assurée dans les campus. Ce n’est pas normal qu’ un étudiant ait peur d’aller réviser ses leçons dans les amphis ou d’aller dans les toilettes à certaines heures de la nuit. Nos parents nous ont envoyé ici pour étudier et non pour se faire sacrifier » a déclaré Aida Diallo.
#ActionUGB L'université doit être un endroit sûr pour tous notamment pour les étudiantes. Nous réclamons un cadre universitaire sécurisé pour des études en toute quiétude.
STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX ÉTUDIANTES À L'UGB. pic.twitter.com/eLSIN0u7CT— Jaly Badiane ???⭐ Championne d'Afrique (@jalybadiane) March 28, 2022
Mais les étudiants n’ ont pas marché seuls pour dénoncer l’insécurité grandissante à l’Ugb. Ils ont eu le soutien du personnel administratif et technique du temple de savoir de Sanar. Marchant à côté des étudiants, Mme Ba Soda Diouf du service médical de l’Ugb dit être en phase avec la CESL dans le combat qu’ elle méne contre l’insécurité au campus. » Nous sommes des parents d’abord, donc on peut que dénoncer ce crime crapuleux et réclamer justice à l’image des étudiants. La sécurité et la justice exigées par les étudiants nous concerne tous. S’il règne une insécurité à l’Ugb, personne n’est à l’abri dun catastrophe similaire » a-t-elle signalé.
A en croire des proches de la famille de l’étudiante Seynabou Ka Diallo, les résultats de l’autopsie sont attendus dans quelques heures. Et qu’elle sera inhumée ce Mardi au cimetière de Thiéme à Guet Ndar

