De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
La capitale du Nord a abrité l’atelier de validation du plan de gestion intégré et d’aménagement 2022-2026 du Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) pour l’atteinte de la vision 2035. Un plan de développement qui contribue à travers la planification et la mise en œuvre d’actions concertées, avec l’implication de toutes les parties prenantes à la gestion du parc. D’ailleurs pour ce PAG, les autorités exigent qu’il soit opérationnel et d’actions concrètes.
Après le déroulement de plusieurs plans, les résultats escomptés pour le développement du PNOD n’ont toujours pas suivi. Ainsi pour le plan 2022-2026, la direction des Parcs Nationaux et les partenaires techniques et financiers ont voulu changer de fusil d’épaule dans l’exécution. Au nom du directeur général des parcs nationaux, le lieutenant-colonel, Assane Ndoye a rappelé que l’objectif visé est de faire du Parc National des Oiseaux du Djoudj, un échantillon représentatif de la biodiversité qui contribue au développement économique et socio-culturel du Delta du fleuve Sénégal d’ici 2035. Raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, le plan de gestion intégré validé sera différent des autres dans son exécution. « Pour cette fois-ci, nous voulons qu’il soit un plan opérationnel.

Les précédents ont été réalisés avec des consultants qui n’avaient pas peut-être une bonne maîtrise de la situation. C’est pourquoi pour le déroulement des plans, on trouvait toujours des difficultés pour bien exécuter les recommandations et le mettre en œuvre. Maintenant on veut de l’opérationnel et des actions concrètes. D’ailleurs l’expert qui a été choisi pour mener le travail, est un pur produit du milieu pour avoir été ancien conservateur du Parc Djoudj et ancien directeur des parcs nationaux. Donc nous voulons que la mise en œuvre du plan 2022-2026 a été validé par les acteurs et les partenaires, soit réalisé dans les délais » a déclaré Lt-colonel Assane Ndoye.

Pour le conservateur du Parc de Djoudj, l’élaboration de ce plan de gestion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Ramsar de façon à favoriser la conservation des zones humides. « L’exécution du plan prendra également en compte la dimension transfrontalière du PNOD qu’il partage avec le Parc National du Diawling en Mauritanie, car ils ont les mêmes écosystèmes. Les deux aires contiguës constituent également des noyaux centraux de la Réserve de Biosphère Transfrontière du Delta du Fleuve Sénégal » a expliqué le commandant Cheikh Diagne. Avant d’ajouter que la traduction en actes du plan de gestion du Parc National des Oiseaux du Djoudj participe fortement à renforcer les efforts consentis par le gouvernement pour le maintien de sa valeur universelle exceptionnelle, qui a déterminé son inscription sur la liste des sites du Patrimoine mondial de l’Unesco.

